L'économie grecque se contractera de 5% en 2012, selon IOBE

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L'ÉCONOMIE GRECQUE SE VA CONTRACTER DE 5% CETTE ANNÉE, SELON UN INSTITUT
L'ÉCONOMIE GRECQUE SE VA CONTRACTER DE 5% CETTE ANNÉE, SELON UN INSTITUT

ATHÈNES (Reuters) - L'économie de la Grèce se contractera de 5% cette année et un actif sur cinq sera au chômage, ce qui compliquera les efforts d'Athènes pour réduire son déficit budgétaire, prédit l'institut d'études économiques le plus réputé du pays dans son bilan trimestriel publié lundi.

Les prévisions de la Fondation pour la recherche économique et industrielle (IOBE) sont plus pessimistes encore que celles de la Commission européenne et du Fonds monétaire international (FMI), qui tablent sur une contraction de 4,7% à 4,8% du produit intérieur brut (PIB) grec cette année.

D'après ce rapport, le taux de chômage devrait quant à lui s'envoler à 20%, alors qu'il avait déjà touché un niveau record en 2011, à 17,3%.

"Il est important de sortir de la récession et de remettre l'économie sur les rails de la croissance", a commenté Yannis Stournaras, directeur de l'IOBE, en appelant à une accélération des privatisations pour attirer les investissements étrangers.

La Grèce doit s'imposer toujours plus d'austérité budgétaire pour assainir ses finances publiques dans le cadre du nouveau plan de sauvetage accordé par la zone euro et le FMI, censé lui éviter un défaut désordonné sur sa dette publique.

Critiquant la politique suivie jusqu'à présent par le gouvernement, l'IOBE pointe une baisse trop brutale des dépenses publiques, des mesures destinées à renforcer la compétitivité inadaptées et un rythme de privatisations trop lent.

Les réformes visant à renforcer la compétitivité, essentielles pour relancer la croissance, doivent s'appliquer à tous les secteurs et à toutes les professions sans exception, ce qui pourrait générer des bénéfices à long terme estimés à 17% du PIB, selon l'institut.

"Le programme de privatisations peut devenir un levier de la croissance, peut-être le plus important pour attirer les investissements étrangers", a insisté Yannis Stournaras.

Ces réformes sont d'autant plus urgentes qu'après l'embellie de l'an dernier, les exportations grecques risquent d'être affectées par la contraction de l'économie des 27 pays de l'Union européenne, a-t-il ajouté.

Selon le rapport de l'IOBE, l'inflation en Grèce tombera à moins de 1% cette année, contre 3,1% l'an dernier, si la demande continue de fléchir.

La reprise économique n'est pas attendue avant 2014.

George Georgiopoulos, Natalie Huet et Tangi Salaün pour le service français, édité par Marc Angrand

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  • wanda6 le lundi 2 avr 2012 à 14:18

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