L'économie grecque continue de se détériorer

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L'économie grecque continue de se détériorer
L'économie grecque continue de se détériorer

ATHÈNES (Reuters) - L'économie grecque s'est encore contractée au premier trimestre, au rythme annuel de 6,5%, dans un contexte de réduction des salaires, d'alourdissement de la fiscalité et de chômage record.

La contraction du PIB, qui suit celle de 7,5% au quatrième trimestre 2011, est plus importante que l'estimation de -6,2% qui avait été avancée.

Ces chiffres viennent donner du grain à moudre aux opposants d'un plan de sauvetage international de 130 milliards d'euros, au coude à coude avec ses partisans dans les sondages, dans la perspective des élections législatives du 17 juin.

Une diminution du déficit commercial de 41,9%, entraînée par une réduction sensible des importations, n'a pas suffi à compenser une baisse de 7,5% de la consommation et de 21,3% des investissements bruts.

"Les pressions de la récession vont continuer sans relâche lors du deuxième trimestre", selon Nikos Magginas, économiste de la National Bank of Greece. "L'incertitude, doublée de la détérioration du marché de l'emploi, va continuer à limiter la demande intérieure, tandis que le soutien des secteurs d'exportation paraît faible."

Le PIB grec, qui s'élève à 215 milliards d'euros, devrait se contracter de 5,0% à 5,3% cette année, selon des prévisions récentes de l'OCDE et de la banque centrale.

Le taux de chômage a à nouveau atteint un niveau record en mars, à 21,9%, se rapprochant de l'Espagne dont le taux est le plus élevé de l'Union européenne, à 24,4%.

George Georgiopoulos, Julien Dury pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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  • Pierr059 le vendredi 8 juin 2012 à 15:10

    Tous ceux qui ont encore de l'argent, fuient la Grece et vident leurs comptent grecs. ça risque pas de soutenir la consommation..

  • M8043631 le vendredi 8 juin 2012 à 15:00

    bizarre car ce n'est pas le prélèvement d'impôts qui ralentit la consommation comme en Espagne. Tous ensemble tous ensemble dans le trou de l'€uro.