L'économie de la Syrie encore trop dépendante de l'État

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INTERVIEW - Jean-Michel Saliba, économiste spécialiste du Moyen-Orient chez Bank of America Merrill Lynch, revient sur les racines économiques des troubles syriens.

La situation économique de la Syrie a-t-elle provoqué la révolte?

Jean-Michel Saliba - La Syrie se trouve dans la même situation que les autres pays de la région. Le chômage y est élevé (10,9%), en particulier chez les jeunes (19,1%) et la corruption y est très répandue. Il existe également un grand écart de richesses entre la partie rurale du pays et les villes, plus développées économiquement.

Une grande partie des problèmes économiques proviennent du fait que la Syrie a longtemps été un régime socialiste très centralisé. Malgré plusieurs réformes depuis 2000, l'État s'occupe encore de presque tout. Les usines ainsi gérées fonctionnent à perte et les prix sont subventionnés, comme ceux de l'essence et de l'alimentaire. Tout cela coûte beaucoup d'argent à l'État, surtout que l'afflux massif de réfugiés irakiens, en provoquant une hausse de la demande, accroît les dépenses publiques.

Les réformes annoncées par Damas sont-elles suffisantes?

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