L'école des nostalgiques de l'apartheid

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REPORTAGE - Vingt ans après l'abolition de l'apartheid en Afrique du Sud, des groupuscules d'extrême droite refusent d'abandonner leur combat. Leur but : séparer une nation encore fragilisée par les cicatrices de son passé.

D'épais nuages noirs s'élèvent du pot d'échappement d'un vieux camion rouillé, empestant l'air d'une odeur âcre de diesel. Le véhicule s'arrête en pleine campagne, dans l'un de ces paysages verdoyants et paradisiaques d'Afrique du Sud, plombé par une chaleur caniculaire. Un à un, des adolescents s'extirpent du tacot bringuebalant qui les a conduits jusqu'ici depuis Johannesburg, tous abrutis par le long et pénible voyage. Aussitôt, les petites têtes blondes s'affairent à descendre leur barda du toit et à se changer. Tous ont entre 13 et 19 ans. «Il y a des traces de sang sur mon uniforme», remarque l'un d'eux en enfilant une paire de rangers.

En geignant, les gamins se lancent, sardines et marteau à la main, dans le montage de tentes militaires sur le sol d'une prairie adjacente à la route. Comme presque tous les enfants de leur âge, ils participent à un camp de vacances pendant l'été. Pourtant, il ne sera pas question d'apprendre à allumer un feu, à traquer un ...

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