L'éclaircie irakienne des JO 2004

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L'éclaircie irakienne des JO 2004
L'éclaircie irakienne des JO 2004

En pleine guerre, les Lions de la Mésopotamie avait créé une des plus grandes sensations des JO 2004, en s'immisçant jusqu'en demi-finale. Retour, douze ans après, sur ce parcours alors que l'Irak est de nouveau qualifiée cette année.

C'était il y a une éternité dans le foot - le 12 août 2004 - et Cristiano Ronaldo était déjà en larmes. Du moins selon les Irakiens, qui aiment en rajouter lorsqu'ils racontent un des plus beaux exploits de leur équipe. Ce soir-là, au stade Pampeloponnisiako de Patras, tout le monde s'attend à une victoire facile du Portugal de Bosingwa, Hugo Viana et Cristiano Ronaldo contre l'Irak. Sauf 2500 supporters Irakiens exilés, tout simplement survoltés par la simple présence de leur équipe. Ils poussent, gueulent toute la rencontre. Et basculent dans une autre dimension lorsque Salih Sader scelle leur victoire (4-2) dans les arrêts de jeu. Le début d'un parcours hors-norme pour un pays qui se déchire.

Un an et demi plus tôt, une coalition menée par les États-Unis de George W. Bush avait déclenché la troisième guerre du Golfe et envahi l'Irak, sans l'aval de l'Onu. Dans une allocution surréaliste sur un porte-avion, le président américain annonce "Mission accomplie" dès le 1er mai 2003. Le régime de Saddam Hussein a beau être tombé rapidement, la situation reste chaotique. L'occupation américaine est contestée, entre autres, par des loyalistes du parti Baas ou des milices chiites. Au milieu de cette guérilla, le foot commence à changer. Les joueurs sont libérés de la tyrannie d'Uday, un des fils de Saddam, qui cornaquait la fédération et le comité olympique avec une violence inouïe : tortures, emprisonnement, coups de fouet… "Pour la première fois, des footballeurs ont pu négocier leurs contrats plus librement. Car avant 2003, ils devaient reverser 60% de leur salaire au comité olympique", détaille Hassanin Mubarak, journaliste freelance irakien.

Un seul kit maillot


Plus d'argent, mais des conditions complexes pour former une équipe. L'équipe joue ses matchs à domicile en Jordanie et dort parfois dans des aéroports, faute de moyens. Elle parvient quand même à se qualifier grâce à un exploit contre l'Arabie Saoudite (victoire 3-1). Mais en avril 2004, le sélectionneur allemand, Bernd Stange, en fonction depuis deux ans, quitte son poste par crainte pour sa vie, la situation en Irak devenant intenable. C'est Adnan Hamad,…





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