L'échange de dette grecque en bonne voie, Athènes optimiste

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ATHÈNES OPTIMISTE SUR L'ÉCHANGE DE DETTE
ATHÈNES OPTIMISTE SUR L'ÉCHANGE DE DETTE

ATHÈNES (Reuters) - La Grèce enregistre une forte participation des créanciers privés à son échange de dette, a déclaré jeudi un responsable gouvernemental, alors que le délai de cette opération vitale pour éviter à la Grèce un défaut de paiement doit expirer à 20h00 GMT.

"Le rythme des réponses à l'offre (d'échange) d'obligations est bon, le pourcentage de porteurs d'obligations apportant leurs titres de manière volontaire est très élevé", a dit à Reuters ce responsable, qui n'a pas souhaité être identifié.

"Cela se passe bien, nous sommes optimistes", a-t-il ajouté, refusant de dire quel pourcentage des 206 milliards d'euros d'obligations concernées avait été apporté jusqu'ici.

Des banques et des fonds représentant 40,8% des 206 milliards de dette grecque en circulation ont dit mercredi qu'ils prendraient part à l'échange, s'ajoutant aux autres établissements ayant déjà fait part d'intentions similaires.

Au total, banques, assureurs et autres caisses de retraite détenant des obligations grecques d'une valeur d'au moins 120 milliards d'euros ont déjà déclaré qu'ils participeraient.

Parmi eux, le Crédit agricole a annoncé mercredi sa décision de participer. BNP et la Société générale ont indiqué lundi qu'elles participeraient à l'opération.

Certains fonds spéculatifs et plusieurs caisses de retraite grecques ont toutefois fait connaître leur opposition.

L'échange des titres de dette contre de nouveaux titres d'une valeur moindre conditionne le déblocage par le Fonds monétaire international et l'Union européenne de l'aide de 130 milliards d'euros approuvée le mois dernier.

La décision de débloquer cette aide doit être prise vendredi lors d'une conférence téléphonique organisée entre ministres des Finances de la zone euro.

Si Athènes ne reçoit pas les fonds avant le 20 mars, la Grèce ne sera pas en mesure d'honorer 14,5 milliards d'euros de dettes arrivant à échéance et fera défaut.

Mercredi soir, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn, a demandé aux investisseurs de participer à l'offre en laissant entendre qu'il ne servait à rien de tergiverser et qu'ils n'obtiendraient pas mieux en cas de rejet.

La perte que doivent enregistrer les investisseurs en échangeant leurs anciens titres contre des nouveaux est de 53,5% en termes nominaux. En termes de valeur nette actuelle, c'est à dire en prenant en compte les intérêts futurs, la décote sera en fait de 73 à 74%.

George Georgiopoulos, Jean Décotte et Marc Joanny pour le service français, édité par Marc Angrand

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