L'E-Fan, l'avion électrique préféré des riverains

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L'E-Fan.
L'E-Fan.

On en prend plein les oreilles. Sur le tarmac de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, la mise en route du moteur, la montée en température puis le roulage du monomoteur TB20 Trinidad ne sont guère discrets. Ce quadriplace à propulseur classique six cylindres à essence est utilisé par de nombreuses écoles de pilotage. Il a été le nec plus ultra dans son domaine. L'avion s'éloigne. Son bruit diminue. Dès que le pilote est monté à bord et s'est harnaché, l'E-Fan peut se déplacer. Pas de temps de chauffage, le roulage commence tout de suite. Mais les hélices ne tournent pas. C'est un petit moteur électrique qui entraîne, sans bruit, la roue principale du train d'atterrissage.L'E-Fan s'aligne sur la piste principale, celle d'où décollent les vols commerciaux, mais aussi les Rafale et les Falcon neufs sortis de l'usine Dassault voisine. Le pilote pousse sur la manette des gaz, en fait un rhéostat. Les hélices s'animent, produisant un bruit proche de celui d'un ventilateur. Quelques dizaines de mètres plus loin, l'E-Fan décolle et monte sur un plan relativement fort. Et pour cause, son rapport poids-puissance est proche de celui d'un Airbus A320. Le tour de piste qui suit dans le ciel bordelais est classique. Le nouveau-né ne totalise que huit heures de vol sur un programme d'essais de cinquante. Donc, pas de virage à plus de 30 degrés d'inclinaison ni de passage à vitesse trop lente.La dizaine de minutes de vol plaît beaucoup à Arnaud Montebourg, le...

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