L'e-commerce franchit la barre des 50 milliards d'euros

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Les ventes ont continué de progresser malgré un recul du panier moyen lié au contexte économique.

Un cap est franchi par l'e-commerce: les Français ont dépensé plus de 50 milliards d'euros sur Internet l'an passé. C'est six fois plus qu'il y a huit ans! Avec une croissance de 13,5 % en 2013, les ventes sur Internet ont progressé huit fois plus vite que le commerce traditionnel (+ 1,8 %). «Dans le contexte économique actuel, cela montre la capacité de ce secteur à résister à la crise», constate Marc Lolivier, délégué général de la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad). La France reste dans le peloton de tête européen (à la troisième place), derrière le Royaume-Uni (100 milliards) et l'Allemagne (60 milliards).

Des voyages à l'habillement en passant par les produits culturels, Internet est désormais indispensable aux Français: 60 % d'entre eux l'ont utilisé au moins une fois l'an passé pour leur shopping. La demande est à la fois tirée par l'arrivée de nouveaux acheteurs en ligne (+ 5 % sur un an, selon Médiamétrie) et par l'augmen­tation de la fréquence d'achats: chaque Français effectue en moyenne dix-huit transactions par an (contre seize en 2012). L'augmentation du nombre de ­sites Web - 138.000 au total (+ 17 %) - a également dopé les ventes. Enfin, le dynamisme des distributeurs - de la Fnac à Carrefour en passant par Leroy ­Merlin - a convaincu de nombreux consommateurs de franchir le pas. «Les enseignes ont mis le pied sur l'accélérateur en matière d'e-commerce, confirme Marc Lolivier. C'est la première fois qu'ils figurent dans le top 15 des ­sites les plus visités en France.»

C'est dans la beauté, l'équipement de la maison et l'alimentaire - grâce à l'essor du drive - que les achats ont augmenté le plus vite. Et ce sont les seniors, par effet de rattrapage, qui y ont mis le plus d'ardeur. Le développement des marketplace a permis de dé­multiplier les ventes.

Chasse aux promos

Phénomène nouveau, le bond des achats sur smartphones et de tablettes, qui ont doublé en un an (plus de 2,5 milliards d'euros dépensés). Qu'il s'agisse de high-tech ou de bijoux, les Français s'autorisent désormais à acheter des produits à plus de 1000 euros en pianotant sur leur téléphone.

Cette progression des achats sur Internet compense finalement le recul du panier moyen. En raison de la crise, pour la deuxième année consécutive, le montant moyen des transactions recule (- 3,5 % en 2013) en raison des arbitrages budgétaires. À 84,50 euros, c'est le montant le plus bas depuis huit ans. Ce recul s'explique aussi par la chasse aux promotions et aux petits prix. «Sur Internet, explique Marc Lolivier, la pression sur les prix est beaucoup plus importante car la comparaison y est beaucoup plus facile. Il y a toujours un concurrent à portée de souris.»

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