L'Azerbaïdjan redoute l'élan démocratique

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Bien décidé à préserver le «modèle azéri», l'autocrate Ilham Aliev réprime durement les manifestations qui se multiplient sous l'influence du printemps arabe

Avec sa gueule d'ange et sa tenue chic et négligée, Eldar Gasimov est devenu en un soir l'idole de l'Azerbaïdjan. En compagnie de sa partenaire Nigar Jamal, le jeune homme a remporté le 14 mai dernier l'édition 2011 de l'Eurovision, gonflant de fierté tout un pays. Depuis, les deux tourtereaux écument les bars branchés de Bakou, profitant de leur célébrité inespérée. Lui est étudiant en relations internationales et polyglotte. Elle, mariée à un homme d'affaires, vit à Londres. Une vitrine moderne et cosmopolite de l'Azerbaïdjan, terre gorgée de pétrole, souriante aux investisseurs étrangers et en quête de respectabilité sur le plan international. Le tableau serait presque parfait si, dans cette république de confession majoritairement musulmane dirigée par un autocrate éclairé, Ilham Aliev, le vent des révolutions arabes ne s'était récemment mis à souffler. Au pouvoir depuis huit ans, le dernier descendant de la dynastie Aliev -le père dirigea le KG

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