L'aversion au fromage, c'est dans la tête

le
0
L'aversion au fromage, c'est dans la tête
L'aversion au fromage, c'est dans la tête

Dans le pays qui compte le plus grand nombre de fromages avec pas moins de 1 600 variétés répertoriées, pourquoi certaines personnes présentent-elles une aversion totale à ces trésors de la gastronomie ? C'est la question, très sérieuse, que s'est posée un groupe de scientifiques du centre de recherche en neurosciences de Lyon et du laboratoire Neurosciences Paris-Seine et qui fait l'objet aujourd'hui d'une publication scientifique dans « Frontiers in Human Neuroscience ».

 

Derrière les tests du fromage, ces chercheurs ont voulu savoir en réalité quels étaient les mécanismes de l'aversion alimentaire. Et ont choisi le fromage pour son pouvoir répulsif très puissant chez une partie de la population.

 

Le fromage est en effet l'aliment qui compte le plus grand nombre de détracteurs : 6 % de la population le détestent, contre 2,7 % pour le poisson et 2,4 % pour la charcuterie. Pour une part de ces réfractaires au fromage, l'aversion s'explique par une allergie génétique au lactose. Mais ils ne sont que 18 % dans ce cas. Quid des autres 82 % ? L'explication est, selon cette étude, neurologique, et plus précisément reliée aux circuits de la récompense de notre cerveau.

 

Pour affiner leur étude qui portait sur une population de 332 personnes, les chercheurs se sont penchés plus spécifiquement sur les cerveaux de 30 personnes, 15 aimant le fromage et 15 autres ne l'appréciant pas du tout. On leur a présenté des images de fromages alliées à leurs odeurs, puis d'autres aliments témoins, en leur demandant à chaque fois si elles les appréciaient et si elles avaient envie de les manger.

 

« Nous avons observé que la structure activée par la faim était totalement inactive lors de la présentation de l'odeur et de l'image de fromage aux personnes aversives au fromage, alors qu'elle était activée par tous les autres types d'aliments », explique Jean-Pierre Royet, qui a dirigé l'étude au CNRS de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant