L'avenir incertain des chrétiens de Syrie

le
0
Orthodoxes ou catholiques, ils composent entre 6 et 10 % de la population du pays. Certains font partie du bloc silencieux qui refuse d'intervenir dans le conflit, d'autres on rejoint l'armée syrienne libre. Mais tous craignent d'être victimes d'une répression quand le régime d'Assad tombera.

«La situation des chrétiens de Syrie est un paradoxe, explique par téléphone Mgr Yohanna Ibrahim, métropolite syriaque orthodoxe d'Alep. Notre histoire est celle d'une constante adaptation à des situations dangereuses, sur lesquelles nous n'avons aucun pouvoir... Le poids des chrétiens de Syrie est si faible que nous subissons depuis des siècles la loi du plus fort. Les révolutions ne sont jamais à notre avantage! À chaque changement de régime, nous perdons tout ce que la génération précédente a construit. Il faut se mettre à notre place. Nos enfants ne supportent plus ces compromissions, même si notre rôle est de rester en Orient. J'ai conscience que l'avenir s'assombrit chaque jour un peu plus... Les combats d'aujourd'hui rajoutent à la haine et au désir de vengeance...»

Il y a de l'amertume dans les propos de ce prélat oriental. Sa langue maternelle est l'araméen, un dialecte aussi ancien que l'argile dans lequel a été moulée l'histoire de la Mésopotamie.

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant