L'avenir de Sea France se joue avec la vente des bateaux appartenant à Eurotunnel

le , mis à jour à 15:37
2
L'avenir de Sea France se joue avec la vente des bateaux appartenant à Eurotunnel
L'avenir de Sea France se joue avec la vente des bateaux appartenant à Eurotunnel

La Scop SeaFrance traverse une tempête qui pourrait lui être fatale. L'entreprise qui exploite les trois bateaux de My Ferry Link appartenant à Eurotunnel, vient d'être placée sous la protection du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer à cause d'une guerre des chefs. Par ailleurs, en raison d'une décision de l'autorité de la concurrence britannique, Eurotunnel est obligé de vendre ses navires. Les offres de reprise doivent être déposées avant ce vendredi soir minuit. Reste que Sea France, qui emploie 600 personnes et réalise 93 millions d'euros de chiffre d'affaires avec un résultat positif, n'a jamais été aussi prêt d'un naufrage. Explications.

Pour comprendre les nœuds de cette affaire, il faut remonter à 2012. A l'époque, après des années de difficultés, la première société SeaFrance (filiale de la SNCF), qui assure des liaisons entre Calais et Douvres, est liquidée. Eurotunnel choisit de racheter les bateaux pour 65 millions d'euros, se charge de la commercialisation des traversées mais confie l’exploitation des bateaux via un contrat de location à une Scop constituée par d’anciens salariés de SeaFrance. Le montage était solide, jusqu'à la décision de l'autorité de la concurrence britannique, qui a estimé que les liens entre le groupe ferroviaire et la compagnie maritime entraînait un risque monopolistique sur le trafic transmanche. Eurotunnel est donc obligé de mettre en vente ses bateaux. Selon Jacques Gounon, le pdg d'Eurotunnel, quatre offres sérieuses sont sur les rangs.

L'activité de la compagnie menacée à l'approche des vacances

Problème, le torchon brûle entre les anciens syndicalistes de SeaFrance, qui occupent des positions stratégiques au sein du conseil de surveillance de la Scop, et le directoire de l'entreprise. Avec à la clef deux visions différentes sur la stratégie et le fonctionnement de l'entreprise. D'un côté, les anciens de SeaFrance voudraient créer une société ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • DADA40 le vendredi 24 avr 2015 à 15:53

    MERCI les Anglais qui protègent leurs compagnies qui ont ,elles, un réel quasi monopole!

  • M1613438 le vendredi 24 avr 2015 à 12:12

    toujours ces syndicats ; c'est la vérole