L'autre classement dont Paris occupe la première place

le
0
L'autre classement dont Paris occupe la première place
L'autre classement dont Paris occupe la première place

Le site www.goeuro.fr s'est penché sur les revenus générés par les supporters pour l'économie de la vile visitée en fonction des déplacements. Il apparaît que les supporters français rapportent moins aux villes hôtes que leurs voisins et que ce sont les voyages à Paris qui génèrent le plus d'argent.

Si vous vous êtes demandé quels déplacements de quels supporters et dans quelles villes de France généraient le plus d’argent pour les villes visitées, www.goeuro.fr a votre réponse. Le site s’est en effet amusé à calculer la somme générée par les 89 000 fans qui se déplacent chaque année dans l’Hexagone sur le plan des transports et du tourisme. Pour un revenu total de 238 123 000 euros, il s’avère que ce sont les déplacements à Paris, pour assister au match du Paris Saint-Germain, qui sont le plus générateurs de revenus pour la ville elle-même ainsi que pour les aires urbaines. Un voyage à Paris oblige en effet les supporters à dépenser 28 206 000 euros au total sur la saison, répartis de la sorte : 79 000 € en frais de transports, 18 000 euros pour l’hébergement mais surtout près de la moitié de l’argent engendré pour la nourriture et les boissons (13 327 000 euros) et plus encore pour les transports urbains (14 861 000 euros). A noter que la somme ne tient pas compte des prix des billets.

Le moins de revenus pour Ajaccio, le plus de kilomètres pour Bastia

Au classement arrivent ensuite les déplacements dans d’autres villes où le coût de la vie est là aussi très élevée, à savoir Marseille (26 192 000 euros), Lyon (18 932 000 euros) et Lille (18 M€). Bonnet d’âne de ce classement, l’aller-retour au stade Ange-Casanova d’Ajaccio pour les matchs du GFCA ne génère même pas 2,5 M€ alors qu’il s’agit pourtant du déplacement qui présente le prix le plus cher sur le plan du transport (306 000 euros). En revanche, les frais de transports urbains, comme le coût pour se nourrir et l’hébergement, sont très faibles. C’est également en Corse, avec le SC Bastia, que l’on trouve l’équipe et les supporters qui voyagent le plus (35 911 km) quand l’Olympique Lyonnais n’effectuent que 21 035 km au total dans la saison.

Loin derrière l’Angleterre

Ou comment le format « une ville, un stade, une équipe », qui oblige les équipes à se déplacer énormément, cumulé à la répartition géographique des clubs de L1 (1 364 km séparent Lorient et Bastia) incitent les supporters à beaucoup moins soutenir leur équipe préférée à l’extérieur. Et les arrêtés préfectoraux récurrents interdisant les déplacements des fans adverses n’ont rien arrangé non plus. En comparaison avec les revenus engendrés dans les villes hôtes par les quatre autres grands championnats européens (Angleterre, Allemagne Espagne et Italie), la Ligue 1 se classe cinquième et dernière, pas très loin de la Serie A (263 M€), de la Liga (290 M€) et de la Bundesliga (301 M€). En revanche, le fossé avec la Premier League (près de 566 M€ par saison pour l’économie locale) est énorme. Le taux de remplissage, le droit à la consommation d’alcool dans les stades, le goût des Anglais pour les produits dérivés et les maillots n’y sont pas étrangers. Le train d’avance de la Premier League en termes de marketing non plus. Dans ce domaine aussi, la France a encore beaucoup à envier à ses voisins européens.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant