L'Autorité de la concurrence sanctionne 20 groupes de messagerie

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    * Les groupes de messagerie se concertaient sur leurs 
hausses tarifaires 
    * Une sanction de 672,3 millions d'euros au total 
    * Le syndicat TLF, mis en cause, met en avant les 
difficultés du secteur 
 
 (Actualisé avec conférence de l'Autorité, réaction du syndicat 
professionnel) 
    PARIS, 15 décembre (Reuters) - L'Autorité de la concurrence 
a annoncé mardi sanctionner deux ententes dans le secteur en 
crise de la messagerie, pour un montant total de 672,3 millions 
d'euros. 
    La décision implique la majorité des acteurs de la 
messagerie, chargés du transport des marchandises entre 
entreprises. Ce secteur, en surcapacité depuis 15 ans, 
représentait un chiffre d'affaires de 8,5 milliards d'euros en 
2008, selon l'Autorité. A la même période, sur la campagne 
2007-2008, les entreprises mises en cause se partageaient 87% du 
marché. 
    L'entente visée à titre principal, portant sur une 
concertation sur les prix entre 20 entreprises du secteur, a 
fait l'objet d'une sanction de 670,9 millions d'euros.  
    Entre 2004 et 2010, les groupes impliqués ont profité de 
réunions du syndicat professionnel Union des entreprises 
transport et logistique de France (TLF) pour se concerter sur 
leurs hausses tarifaires annuelles pour leurs services de 
transport de marchandises. 
    L'Autorité de la concurrence estime que le dommage pour les 
clients a été "certain", mais ne le chiffre pas. Les clients les 
plus touchés ont été les petites entreprises, qui peuvent plus 
difficilement négocier les contrats, a précisé Emmanuel Combe, 
vice-président de L'Autorité de la concurrence, lors d'une 
conférence de presse. 
    Une entente de moindre envergure impliquant 15 de ces mêmes 
entreprises ainsi que TLF a également été sanctionnée à hauteur 
de 1,4 million d'euros.  
    Les entreprises impliquées dans l'entente sont les suivantes 
: Alloin, BMVirolle, Chronopost, Exapaq (devenue DPD France), 
Ciblex, Dachser France, DHL Express France  DHL.UL , FedEx 
Express France  FDX.N , Gefco, Geodis, GLS France, Heppner, 
Lambert et Valette, XP France, Norbert Dentressangle 
Distribution, Normatrans, Schenker-Joyau (devenue Schenker 
France), TNT Express France, Transports Henri Ducros, Ziegler 
France.  
    Le syndicat mis en cause, TLF, dénonce des sanctions 
"particulièrement lourdes", et rappelle dans un communiqué que 
le secteur est en difficulté. "En 15 ans, les faillites se sont 
multipliées, plus de 15.000 emplois ont été détruits", 
précise-t-il dans un communiqué. 
    L'Autorité estime pour sa part avoir pris en compte ces 
conditions. Des entreprises, comme Mory et Mory Ducros, placées 
en liquidation judiciaire, n'ont pas fait l'objet de poursuites. 
Les sanctions contre six autres entreprises, en difficulté 
financière, ont été réduites de plus de 90%. 
    "Il ne s'agissait pas d'une entente en place pour 
restructurer le secteur", a par ailleurs souligné Emmanuel 
Combe, anticipant les critiques. "Les surcapacités subsistent. 
Il s'agissait d'une entente pour rien", a-t-il asséné. 
    Sept entreprises ont fait le choix de ne pas contester les 
griefs, et ont obtenu des réductions de sanction. 
     
    Le communiqué : 
    http://bit.ly/1NQLRyT 
 
 (Joseph Sotinel, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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