L'Autorité de la concurrence dénonce la rente dans les autoroutes

le
5
LA RENTE DES SOCIÉTÉS D'AUTOROUTES DÉNONCÉE PAR L'AUTORITÉ DE LA CONCURRENCE
LA RENTE DES SOCIÉTÉS D'AUTOROUTES DÉNONCÉE PAR L'AUTORITÉ DE LA CONCURRENCE

PARIS (Reuters) - Les sociétés françaises d'autoroutes affichent une rentabilité "exceptionnelle" qui ne se justifie "ni par leurs coûts ni par les risques auxquels elles sont exposées", estime l'Autorité de la concurrence.

Dans un avis à paraître ce jeudi, que le journal Les Echos s'est procuré, l'Autorité estime que le poids de leur dette, mis en avant par ces sociétés pour justifier leurs profits, "apparaît largement soutenable et est par ailleurs géré dans l'intérêt des actionnaires, à qui est distribuée la totalité de leur bénéfice".

Après la Cour des comptes l'an passé, elle estime que la régulation de l'Etat dans ce domaine est "défaillante" et pointe un "déséquilibre des forces entre une administration isolée et des entreprises puissantes".

Toujours selon Les Echos, l'Autorité de la concurrence formule une série de recommandations, dont celle d'une révision du mécanisme d'indexation des péages sur l'inflation, proposant sur ce point une formule qui intégrerait le niveau de trafic.

Mais elle reconnaît que c'est seulement à la fin des concessions actuelles, entre 2027 et 2033, que l'Etat sera réellement en mesure de remettre à plat la tarification et juge qu'il serait dans son intérêt, comme de celui des usagers, que les concessions ne soient pas prolongées.

La publication de ce rapport intervient après la signature, depuis 2012, de nouveaux contrats de plan entre les sociétés d'autoroute et l'Etat qui prévoient l'allongement de la durée des concessions en échange de 3,6 milliards d'euros d'investissement.

Ce plan, qui est en attente d'un feu vert de la Commission européenne, est critiqué par l'Autorité de la concurrence qui le juge "défavorable en l'état à la concurrence comme à l'intérêt du concédant et des usagers".

Les sociétés d'autoroutes françaises sont contrôlées par Vinci (ASF, Escota et Cofiroute), Eiffage (APRR et Area) et l'espagnol Abertis (Sanef, SAPN).

(Yann Le Guernigou, édité par Pascale Denis)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M3155433 le jeudi 18 sept 2014 à 10:22

    a c.voyant : Pas grand monde aimerait revivre 50ans en arriere,rien qu'a voir les interieurs des maisons bourgeoises de l'époque , un smicard actuel est bien mieux loti et équipé.Quand on avait encore la France Afrique et autres dividendes des colonnies, et aucune concurrence des BRICS,alors dans la misere(ex:famine en Chine),c'était facile d'etre les rois et les exploiteurs du monde.Les nationalisations n'ont rien a voir !

  • M3155433 le jeudi 18 sept 2014 à 10:15

    l'état qui ne veut toujours pas reformer son administration et continue sans cesse d'augmenter ses depenses et son lourd endettement , tire sur tout ce qui bouge encore un peu dans le privé . Politiciens fossoyeurs , en prison ! pour cette catastrophe , ou l'état emprunte 1milliard / j pour son ....fonctionnement ! !!

  • c.voyant le jeudi 18 sept 2014 à 08:52

    L'état n'a plus que la peau et les os de la société qu'avait créé le Général DE Gaule après la guerre. Beaucoup envient les 30 glorieuses, période bénite ou tout était propriété du peuple Français!

  • c.voyant le jeudi 18 sept 2014 à 08:50

    Le véritable problème de l'état Français est d'avoir bradé les bijoux de famille depuis des décenies ce là conduit à amener le système sociale Français à celui des employé d'une autoroute!

  • digby le jeudi 18 sept 2014 à 08:45

    est ce que certains politicians auraient des liasons avec ces societes d'autoroute ???