L'Autorité de la concurrence demande l'ouverture du marché des pièces auto

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Robert Kyllo/shutterstock.com
Robert Kyllo/shutterstock.com

(AFP) - L'Autorité de la concurrence s'est déclarée favorable lundi à la libéralisation, notamment par la loi, du marché des pièces automobiles, sur lequel les constructeurs détiennent un "véritable monopole", afin de pouvoir faire baisser les prix.

L'Autorité préconise, dans un avis, "une levée, progressive et maîtrisée, du monopole sur les pièces détachées +visibles+" (ailes, capots, pare-chocs, pare-brise, feux, rétroviseurs), ajoutant que "le principe de l'ouverture pourrait être fixé par la loi et l'échéancier prévu par décret".

"La France est quasiment le seul pays d'Europe dans lequel, même en corrigeant de l'inflation, le prix des pièces détachées a augmenté depuis le début des années 2000, de l'ordre de 10%", a relevé Bruno Lasserre, président de l'Autorité de la concurrence, lors de la présentation de l'avis qui fait suite à une enquête ouverte en juillet.

Selon la réglementation en vigueur en France, seuls les grands constructeurs de type Renault et PSA peuvent produire et vendre les pièces visibles de l'extérieur du véhicule pour protéger leur propriété du design des voitures.

De ce fait, ils détiennent, selon l'Autorité de la concurrence, un "véritable monopole légal sur plus de 70% des ventes de pièces".

Si l'institution estime souhaitable de conserver ce droit pour les pièces destinées à l'assemblage du véhicule neuf, elle juge qu'il devrait être levé pour les pièces destinées à la réparation.

Cette mesure, appelée "clause de réparation", aurait pour "effet de faire baisser les prix des pièces de rechange, tout en permettant un fonctionnement plus efficace du secteur", affirme l'Autorité.

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