L'autonomie du sport est-elle compatible avec sa dimension économique ?

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Le siège de la Fifa à Zurich.   
Le siège de la Fifa à Zurich.   

L'intervention des institutions européennes dans le débat sur la gouvernance des fédérations sportives a été considérée comme une « ingérence » par certains. La question aura été débattue avec plus ou moins de passion et de contradiction selon le sport considéré et le pays dans lequel se pose la question. Mais il est peu de dire que, depuis quelques années, le débat engagé à ce sujet par la Commission européenne et la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) est devenu prégnant.

Il peut être utile de rappeler que le sport s'est d'abord organisé sous forme associative. De telle sorte que, un peu partout en Europe, les organisations chargées de leur gestion ont pu jouir d'emblée d'une grande autonomie fondée sur les lois nationales garantissant la liberté d'association. Elles ont ainsi établi leur indépendance par rapport aux gouvernements nationaux et ont progressivement autorégulé leurs disciplines et, à travers elles, le secteur socio-économique du sport. Ce n'est toutefois qu'en 1949 que la notion d'« autonomie » est apparue explicitement dans la Charte olympique.

Quand le pouvoir se mêle du sport

Bien qu'elle ait évolué avec le temps, elle a fait de la non-ingérence des pouvoirs publics dans les affaires sportives une nécessité constante et absolue. Tout semblait aller dans le meilleur des mondes. Mais voilà : le sport s'est aussi entre-temps fortement développé en tant...

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