L'auteur de l'attentat d'Ankara est un Syrien, selon un quotidien

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 (Actualisé avec responsable du PKK, deux derniers paragraphes) 
    ISTANBUL, 18 février (Reuters) - L'attentat à la voiture 
piégée qui a fait 28 morts et une soixantaine de blessés 
mercredi à Ankara a été commis par un ressortissant syrien, 
écrit jeudi le quotidien pro-gouvernement turc Yeni Safak. 
    Le journal précise que l'homme, présenté sous le nom de 
Salih Necar, a été identifié par ses empreintes digitales 
enregistrées lorsqu'il est entré en Turquie avec des réfugiés 
syriens. La voiture qui a servi à l'attentat a été louée il y a 
deux semaines dans la ville d'Izmir. 
    Le quotidien ne fournit pas ses sources et il n'a pas été 
possible dans l'immédiat de confirmer ses informations. 
    Aucune revendication n'a été formulée à la suite de 
l'attaque commise dans un quartier administratif du centre de la 
capitale turque. 
     Selon l'armée turque, l'attentat visait des cars de 
transport militaire à l'arrêt à un feu rouge. L'intersection se 
situe à moins de 500 mètres du Parlement et l'explosion a eu 
lieu à l'heure de pointe, vers 18h30 (16h30 GMT).  
    Le Premier ministre Ahmet Davutoglu, qui était attendu à 
Bruxelles pour le Conseil européen de jeudi et vendredi pour 
parler d'immigration, a renoncé à s'y rendre et le président 
Recep Tayyip Erdogan a reporté une visite en Azerbaïdjan.  
    De source proche des services de sécurité, on évoquait 
mercredi soir la piste des séparatistes du Parti des 
travailleurs du Kurdistan (PKK). D'autres membres des forces de 
l'ordre affectés dans le Sud-Est, imputent la responsabilité de 
l'attentat à l'Etat islamique (EI). 
    La Turquie est de plus en plus impliquée dans le conflit 
syrien alors que l'agitation se poursuit dans le Sud-Est 
majoritairement kurde. L'armée a récemment bombardé des 
positions kurdes dans le nord de la Syrie.   
    Le 10 octobre, un double attentat suicide imputé à l'Etat 
islamique a fait plus de 100 morts devant la gare d'Ankara lors 
d'un rassemblement de militants syndicaux et de sympathisants 
pro-kurdes. Le 12 janvier, dix touristes allemands ont trouvé la 
mort dans un autre attentat suicide à Istanbul.   
    Interrogé par l'agence de presse kurde Firat, proche du 
mouvement séparatiste kurde, un des principaux dirigeants du 
PKK, Cemil Bayik, a déclaré qu'il ignorait qui était à l'origine 
de ce nouvel attentat mais a estimé qu'il s'agissait peut-être 
d'une riposte à la répression dans les régions majoritairement 
kurdes de Turquie. 
    "Nous ne savons pas qui a fait cela. Mais cela pourrait 
constituer un acte de représailles aux massacres au Kurdistan", 
a-t-il dit. 
 
 (Daren Butler et Humeyra Pamuk avec Gulsen Solaker et Umit 
Bektas à Ankara; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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