L'Australie s'attaque au trafic illégal de bois

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(Commodesk) Le gouvernement australien a déposé mercredi un projet de loi pour interdire l'importation et la vente de bois illégal. Cette loi doit permettre une meilleure traçabilité des produits vendus en Australie et comprend un volet répressif pour les importateurs ou transformateurs locaux. Les acteurs de la filière devront prouver que les bois qu'ils commercialisent ou utilisent n'ont pas été coupés illégalement. Ils auront deux ans pour s'organiser, à compter de son application. "L'abattage illégal est un problème majeur pour de nombreux pays en développement", explique le ministre australien de l'Agriculture, Joe Ludwig. Il "provoque la dégradation des forêts, des pertes en termes d'habitat et de biodiversité, menace les moyens de subsistance durable et contribue aux émissions mondiales de carbone". Ce commerce peut également être à l'origine de suppressions d'emplois, en faisant chuter les prix du bois légal, précise-t-il. Actuellement, l'industrie australienne n'est soumise qu'à une autorégulation : ce sont les entreprises elles-mêmes qui établissent leur code de conduite. Les Etats-Unis et l'Union européenne, par exemple, ont déjà légiféré sur cette question. La sensibilisation progressive à cette question, y compris avec la mise en place de labels mondiaux d'exploitation durable, a contribué, dans les régions tropicales, à ralentir légèrement le rythme de la déforestation. Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation, 11,33 millions d'hectares de forêts tropicales ont disparu entre 1990 et 2000, 9,34 millions d'hectares, lors de la décennie suivante.
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