L'Australie relève son niveau d'alerte au terrorisme

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(Actualisé avec arrestations, contexte) SYDNEY, 12 septembre (Reuters) - L'Australie a relevé vendredi son niveau d'alerte aux attentats de "moyen" à "élevé" alors que les services de renseignement mettent en garde contre la menace représentée par les Australiens de retour dans leur pays après avoir combattu aux côtés des radicaux islamistes en Irak ou en Syrie. Le niveau d'alerte était à "moyen" depuis l'introduction en 2003 de cette échelle comportant quatre niveaux. Une alerte "élevée" signifie que les autorités pensent qu'un attentat est probable tandis qu'un niveau "grave" équivaut à un risque imminent ou à un attentat déjà commis. "Je veux souligner que cela ne signifie pas qu'une attaque terroriste est imminente. Nous n'avons pas de renseignements spécifiques sur tel ou tel complot. Ce que nous avons comme renseignements, c'est qu'il y a des gens ici en Australie qui ont l'intention et la capacité de préparer des attentats", a déclaré le Premier ministre Tony Abbott lors d'une conférence de presse à Melbourne. David Irvine, directeur sortant de l'ASIO, l'agence de renseignement australienne, a déclaré jeudi que les djihadistes australiens de retour des théâtres de guerre proche-orientaux représentaient un risque croissant pour le pays. La police australienne a arrêté mercredi deux hommes soupçonnés de participer à l'envoi d'Australiens en Syrie pour y combattre au sein de l'Etat islamique. Les autorités ont identifié au moins 20 personnes revenues en Australie après avoir combattu au Proche-Orient. Elles estiment que jusqu'à 160 individus se sont rendus en Syrie ou en Irak pour y combattre ou ont apporté un soutien actif aux islamistes. Un Australien serait ainsi l'auteur d'un attentat suicide qui a fait trois morts en juillet à Bagdad. Deux hommes apparus en photo sur les réseaux sociaux sur internet en train de brandir les têtes décapitées de soldats syriens seraient aussi des Australiens. Les Etats-Unis ont fait circuler lundi soir au Conseil de sécurité des Nations unies un projet de résolution exigeant de chaque pays qu'il lutte sur son territoire contre les filières de recrutement de combattants pour l'Etat islamique. Ils espèrent que ce texte pourra être adopté à l'unanimité le 24 septembre lors d'une séance présidée par Barack Obama. (Ian Chua et Lincoln Feast; Jean-Stéphane Brosse et Bertrand Boucey pour le service français)

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