L'Australie rejoint la coalition anti-djihadiste en Irak

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(Actualisé avec citations, détails, contexte) SYDNEY, 3 octobre (Reuters) - L'Australie va participer aux frappes aériennes menées par la coalition conduite par les Etats-Unis contre les djihadistes de l'Etat islamique en Irak, a annoncé vendredi le Premier ministre australien Tony Abbott. Le chef du gouvernement a précisé que des unités des forces spéciales allaient être déployées au sol pour une mission de "conseil et d'assistance" auprès de l'armée irakienne dans sa guerre contre les combattants islamistes. Tony Abbott avait autorisé le mois dernier l'envoi de forces aériennes et de 600 hommes dans les Emirats arabes unis, première étape d'une participation aux efforts de la coalition. Le contingent est composé de huit chasseurs Super Hornet, d'un appareil d'alerte et de contrôle, d'un avion ravitailleur en vol, de 400 membres de l'armée de l'air et de 200 membres des forces spéciales. Si une contribution aux frappes aériennes était largement attendue, en revanche, la présence de personnels au sol était moins prévisible. Jusqu'à présent, le soutien aérien de l'Australie s'était résumé à la livraison d'aide et à la fourniture d'armes aux forces soutenant les autorités de Bagdad. "Le gouvernement a autorisé aujourd'hui des frappes aériennes australiennes en Irak à la demande du gouvernement irakien et en soutien au gouvernement irakien", a dit le Premier ministre. L'Australie est en état d'alerte en raison de la menace que font peser sur la sécurité du pays des ressortissants australiens partis mener le djihad au Moyen-Orient. Des responsables estiment que 160 ressortissants australiens sont impliqués dans la guerre qui se déroule en Syrie et en Irak ou soutiennent activement des groupes combattants dans la région. Au moins, 20 de ces djihadistes seraient revenus en Australie faisant peser un risque sur la sécurité du pays. Les Etats-Unis mènent également depuis deux semaines une campagne de bombardements en Syrie avec l'assistance de plusieurs pays arabes de la région du Golfe. Plusieurs pays Européens se sont joints à l'effort militaire en Irak mais pas en Syrie craignant de servir les intérêts des troupes soutenant Bachar al Assad. (Lincoln Feast; Pierre Sérisier pour le service français)

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