L'audiovisuel grec va renaître de ses cendres

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ATHENES, 29 avril (Reuters) - Le parlement grec a adopté dans la nuit de mardi à mercredi un projet de loi rétablissant l'audiovisuel public, abruptement fermé voici près de deux ans par le précédent gouvernement, et ce geste haute en symbole vise selon le Premier ministre Alexis Tsipras à panser une "grande blessure" provoquée selon lui par le plan d'aide international et les mesures d'austérité. Rouvrir l'ERT était une priorité pour son parti de gauche anti-austérité Syriza, qui s'était vivement opposé à la manière dont les écrans de télévision s'étaient éteints le 11 juin 2013 à minuit, le gouvernement d'alors, dirigé par les conservateurs, ayant décidé de fermer l'institution. "Le gouvernement est résolu à en finir avec l'écran noir. Le gouvernement de la gauche relance l'ERT", a déclaré un député de Syriza, Yiorgos Pantzas, quelques heures avant l'adoption du projet de loi rétablissant l'audiovisuel public. Sous le précédent gouvernement, l'ERT, qui coûtait à l'Etat 300 millions d'euros par an, avait été remplacé par un organisme public de taille moindre, NERIT, qui devrait être fondu dans l'ERT désormais. L'ERT regroupait trois chaînes de télévision publique et plusieurs chaînes de radio avant de cesser d'émettre. Le gouvernement actuel a déclaré que l'ensemble des 2.500 employés de l'audiovisuel public qui avaient été licenciés après la fermeture de l'ERT, parmi lesquels 600 journalistes, allaient être réintégrés. (Renee Maltezou; Eric Faye pour le service français)

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