L'attente du «royal baby» dope le tourisme à Londres

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Les réservations de vols et d'hôtel ont flambé fin juin pour des séjours prévus au moment de la naissance du bébé de Kate et William. Grâce à cet évènement, Londres échappe à la «gueule de bois» post-JO.

Le «royal baby» de Kate et William, dont la venue au monde était prévue mi-juillet, se fait attendre et les professionnels du tourisme profitent de la fièvre qui monte. Selon une étude du site Lastminute.com, les réservations de vols en direction de la capitale britannique ont flambé de 17% la dernière semaine de juin pour des séjours prévus en juillet. Les réservations d'hôtels ont également bondi de 13% sur cette période. Le site prévoit une hausse d'au moins 30% du chiffre d'affaires des établissements londoniens dans les semaines précédant et suivant la naissance. «Ces tendances de réservations suggèrent que la fièvre royale ne montre aucun signe d'essoufflement», constate Mark Maddock, directeur de Lastminute.com UK and Ireland, dans un communiqué. «L'émulation qui entoure ce 'royal baby' donne une raison de plus pour séjourner (à Londres, ndlr) au mois de juillet.»

Une émulation qui, les fans absolus de la famille royale mis à part, touche moins les Anglais que les étrangers. Les réservations de Londoniens pour des séjours en dehors de la capitale début juillet ont ainsi grimpé de 41% par rapport à l'an dernier, note Lastminute.com. Un repli qui profite notamment à Barcelone (+37%) et à Amsterdam (+13%). À l'inverse, les Italiens envahissent littéralement la ville (+118% de réservations de vols pour Londres), tandis que les Français sont un peu plus nombreux à traverser la Manche (+12%).

Le «royal baby» arrive au bon moment pour Londres qui a profité de «l'effet Jeux olympiques» en 2012. L'an dernier, la capitale a accueilli 15,5 millions de touristes, soit 1,1% de plus qu'en 2011. Un élan qui n'est jamais retombé: la ville a enregistré un nombre «record» de visiteurs cet hiver. Au premier trimestre de 2013, 3,4 millions de touristes sont venus dans la capitale britannique (+4,2% sur un an) et ont dépensé 2,1 milliards de livres sterling (2,43 Mds¤), un budget en hausse de 11,5%! «Certaines villes olympiques ont vécu une gueule de bois post-JO, mais cette performance montre que Londres a su tirer son épingle du jeu», se félicite Julie Chappell, directrice marketing de London & Partners, qui gère la promotion touristique de Londres. «Il est certain que le 'royal baby' ajoute du 'buzz' et de l'excitation autour de la destination», ajoute une porte-parole de l'organisation, en précisant qu'il était trop tôt pour évaluer les retombées de la naissance.

Kate et William, le bon filon touristique

Il faut dire que, depuis leur mariage en avril 2011, le duc et la duchesse de Cambridge sont un bon filon commercial. «Le mariage royal, qui a été suivi par plus de 2 milliards de personnes dans le monde, nous a donné une belle occasion de promouvoir la culture et l'héritage britanniques», se rappelle Mark Di-Toro, porte-parole de Visit Britain, l'office de tourisme du Royaume-Uni.

Au total, 31 millions de visiteurs ont sillonné le pays l'an dernier, injectant plus de 18,6 milliards de livres dans l'économie. «Nous prévoyons de franchir le cap des 40 millions de visites d'ici à 2020.» Parmi les attractions touristiques les plus populaires, les hauts lieux de l'histoire de la monarchie passionnent les foules. L'an dernier, par exemple, environ 6 millions de touristes ont visité un château, comme Windsor. «La cathédrale St Paul, où s'étaient mariés Charles et Diana, et l'Abbaye de Westminster, où se sont déroulées les noces de William et Kate, sont également très populaires.»

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  • faites_c le mercredi 17 juil 2013 à 15:04

    Quant à Mark Maddock, directeur de Lastminute.com UK il faut absolument qu'il arrêt de fumer la moquette car ce n'est pas bon pour la santé! Libre à lui de croire que l'augmentation des réservations est lié à cette naissance mais je serai lui je regarderai d'un peu plus près les baisses de tarifs que Lastminute à consenti cette année par rapport à l'année dernière (je crains qu'il n'ait de très mauvaises surprises!).

  • faites_c le mercredi 17 juil 2013 à 15:01

    "«l'effet Jeux olympiques» en 2012. .... soit 1,1% de plus qu'en 2011."Encore un journal qui nous prend pour des c o n s! 1.1% de variation ce n'est absolument pas significatif et cette variation pourrait très bien être lié aux conditions météos observées en 2011 et 2012 : Donc, les jeux olympiques n'ont eu aucun effet sur la présence des touristes à Londres. Maintenant essayer de nous faire croire que l'enfant qui va naitre a augmenté les réservations de 17%, là cela devient du délire total!!

  • fortunos le mercredi 17 juil 2013 à 14:54

    Si tous ces braves gens sont heureux d etre a Londres pour cet accouchemant tant mieux pour eux,mais je prefere rester en France ou il y a de jeunes futures meres aussi meritantes,aussi chamantes que celle de Londres dont j ai completement oublié le nom!!!