L'attaque contre l'ambassade de France à Athènes revendiquée

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    ATHENES, 14 novembre (Reuters) - Un groupe de l'extrême 
gauche armée grecque a revendiqué lundi soir l'attentat à la 
grenade qui a visé l'ambassade de France jeudi dernier à 
Athènes. 
    L'attaque a fait un blessé léger, un agent de sécurité qui 
gardait le bâtiment, situé à proximité de la place Syntagma, en 
face du Parlement, dans l'un des secteurs les plus sécurisés de 
la capitale grecque. 
    Dans un communiqué diffusé sur le site Athens Indymedia, le 
Groupe d'autodéfense révolutionnaire affirme avoir visé la 
France pour protester contre sa politique étrangère et le sort 
qu'elle réserve aux réfugiés. 
    Le même groupe a également revendiqué des attaques commises 
contre le siège du Parti socialiste grec (Pasok) en 2014 et 
contre l'ambassade du Mexique, en août dernier. 
    "L'objectif politique du Groupe d'autodéfense 
révolutionnaire dans chacune de ces trois interventions armées 
était clair: s'en prendre à l'oligarchie d'Etat, à la dictature 
du capital et à ses gardiens armés", peut-on lire dans le 
communiqué de revendication, que la police grecque cherche à 
authentifier, a-t-on appris auprès des autorités. 
    Les attaques de ce type sont relativement fréquentes en 
Grèce, où des opérations visant des banques, des commissariats 
de police ou des ambassades sont souvent revendiquées par des 
groupes de gauche armés. 
    Cette nouvelle attaque survient dans un contexte particulier 
puisque les forces de sécurité grecques se préparent à la venue 
du président américain Barack Obama, attendu cette semaine en 
Grèce. 
 
 (Renee Maltezou; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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