L'attaque comme antidote

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L'attaque comme antidote
L'attaque comme antidote

« Droit au but ! » Voilà une devise qui n'a jamais aussi bien collé à la peau de l'OM depuis quelques semaines et le redressement opéré à Rennes (1-1) le 2 novembre dernier. Déjà face à Reims, les coéquipiers de Steve Mandanda avaient fait l'étalage de leur force de frappe offensive et d'un orgueil retrouvé malgré la défaite (3-2). Contre Naples également même si le revers avait lui aussi été à la clé d'un match pourtant à la portée des Olympiens. Heureusement depuis, le regain de forme dans le jeu s'est traduit par des points et même des victoires. Sevrés de sourires pendant un mois d'octobre cauchemardesque (cinq défaites en autant de matchs), les hommes d'Elie Baup ont relevé la tête et viennent d'enchaîner deux succès consécutifs en Ligue 1. Après le succès presque « injuste » arraché contre Sochaux, Mathieu Valbuena et consorts ont enfoncé un AC Ajaccio en déliquescence vendredi soir. Et cette fois-ci, il n'y a rien à redire?

Un trio Payet-Thauvin-Gignac décisif

Signe du renouveau : les trois buts inscrits au stade François-Coty ont été l'?uvre de joueurs souvent critiqués et moqués pour leur irrégularité. Dimitri Payet, qui n'avait plus marqué depuis le 17 août (756 minutes !), Florian Thauvin, qui avait vécu un été compliqué, et André-Pierre Gignac, qui avait passé les derniers matchs sur le banc de touche, ont enfin répondu aux attentes. En même temps qui plus est. C'est par l'attaque que l'OM arrive aujourd'hui à sortir la tête de l'eau. Car la défense donne toujours autant de signes d'inquiétude. Sans Rod Fanni et Jérémy Morel, les côtés semblent livrés à l'inexpérience de Kassim Abdallah et Benjamin Mendy. Quand dans l'axe, Nicolas Nkoulou affiche toujours un niveau de jeu inégal. Et Souleymane Diawara des limites qui ne surprennent pas. Mais au lendemain d'une belle victoire, il faut rendre à Baup ce qui appartient à Baup.

Un 4-2-3-1 immuable

Confronté à l'absence prolongée d'André Ayew (ndlr : le Ghanéen sera absent huit semaines en raison d'une lésion méniscale externe d'un genou), l'entraîneur de l'OM, qui dirigeait son 500eme match en L1, n'a pas dérogé à son 4-2-3-1 en plaçant, malgré la fatigue accumulée avec les Bleus, Mathieu Valbuena en meneur de jeu. Et si le « Petit » a semblé piocher physiquement, son activité et sa vision du jeu ont permis au trio offensif de se montrer sous son meilleur jour. Et de voir enfin André-Pierre Gignac marquer l'un des buts de la saison sur un enchaînement digne des plus grands attaquants. Un éclair dans une saison pour le moment bien morose. Piqué dans son orgueil après les titularisations de Jordan Ayew contre Reims, Rennes, Naples, puis Sochaux, l'ancien Toulousain a montré qu'il était plus utile à l'OM sur le terrain. Il n'a d'ailleurs pas manqué de le rappeler au coach olympien lors de la célébration de son but?

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