L'Atlético, les trois points et l'ennui

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L'Atlético, les trois points et l'ennui
L'Atlético, les trois points et l'ennui

A l'instar du Real Madrid, l'Atlético a rendu une copie bien pâle. Et comme le leader de Liga, il s'en est tiré par une victoire tout aussi précieuse qu'ennuyeuse. Le penalty de Mandzukic puis un pion tardif de Raul Garcia ont ainsi eu raison de la lanterne rouge Grenade (2-0). Mercredi, il faudra faire bien mieux au Camp Nou...

Atlético de Madrid – Grenade : 2-0
Buts : Mandzukic (33') et Raul Garcia (87') pour l'Atlético.

Quelques heures après le succès du voisin merengue sur la pelouse de son petit frère du sud de la capitale, l'Atlético se trouvait dans l'obligation de s'imposer pour suivre le bon wagon. Une mission pas des plus impossibles puisque l'adversaire dominical n'est autre que la lanterne rouge de Liga. Face à Grenade, son attaque effrayante aux 11 pions et son changement d'entraîneur au cours de la semaine, la tâche s'annonçait facile. Et pourtant... Avec un duo offensif Torres-Mandzukic inédit, les Matelassiers ont galéré comme rarement à se créer des occasions. Dans un premier acte soporifique, le penalty, transformé par le Croate, a même été la seule tentative locale. Un néant dans l'animation qui a laissé place à un - léger - regain de forme après la pause. Mieux après l'entrée de Griezmann, l'Atlético n'a pour autant pas affolé ses supporters. Qu'importe, diront-ils, puisque leur poulains abordent le quart aller de la Coupe du Roi face à Barcelone prévu ce mercredi sans s'être fatigué ce dimanche. Accessoirement, ce succès sur la plus petite des marges leur permet de rester à quatre points du Real Madrid, toujours leader de Liga.
Un penalty au milieu du néant offensif
Il y a de cela 24 heures, Diego Simeone avait prévenu son monde : "Torres et Mandzukic joueront ensemble". Devant une audience éparpillée, emmitouflée dans ses bonnets et écharpes, les deux pointes sont scrutées de près. Placées sur la même ligne, elles tentent tour à tour de combiner par des déviations de la tête. Un style pas très sexy qui bute sur des hors-jeux successifs mais qui permet à l'Atlético de ne pas subir les quelques phases arrêtées en faveur des Andalous. Sans rythme ni relief, deux biscottes – la première de Giménez, la seconde de Lass – viennent sortir de sa torpeur un Vicente Calderon bien tristounet. Les quelques escapades de Fernando Torres, les corners et autres coups francs de Koke et les interventions propres de Mario Suarez sont les rares faits de match à être accompagnés d'applaudissements. Les minutes allant, Grenade tente timidement de s'aventurer dans le camp adverse. El Arabi se démène mais est bien esseulé pour mettre à contribution Moya. Bref, les 30 000 spectateurs s'ennuient ferme et doivent attendre une montée de Godin pour s'exciter. Bousculé dans la...





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