L'Atlantique dope les aventuriers

le , mis à jour à 09:25
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L'Atlantique dope les aventuriers
L'Atlantique dope les aventuriers

Sous un soleil orangé, l'avion solaire Solar Impulse 2 s'est posé hier à 7 h 38 à Séville en Espagne, achevant en 71 heures et 8 minutes sa traversée de l'Atlantique et la quinzième étape de son tour du monde. Piloté par le Suisse Bertrand Piccard, l'engin a pu voler grâce à l'énergie solaire captée par des cellules positionnées sur ses ailes.

 

VIDEO. Solar impulse 2 a atterri en Espagne

 

Un exploit qui fait rêver tous les ingénieurs du monde. « D'ici une vingtaine d'années, des moyens courriers électriques alimentés par des batteries et non par l'énergie solaire pourront décoller » prédit l’expert en aéronautique Gérard Feldzer. Si Solar Impulse est aujourd’hui salué comme un défi technique, de nombreux aventuriers et sportifs ont laissé leur nom à la postérité en traversant l'immense étendue bleue comme personne ne l’avait fait avant eux.

 

En 1927, l'Américain Charles Lindbergh, installé à bord de son biplan Spirit of Saint Louis, est le premier à relier sans escale et en solitaire New York au Bourget en 33 heures et 30 minutes. Comme lui, ils sont nombreux à avoir tenté l'expérience par les airs. Le 9 mai 1936, après trois jours de vol au-dessus de l'Atlantique nord, le ballon dirigeable LZ 129 piloté par Ernst Lehmann se pose aux Etats-Unis.

 

Si les exploits techniques s'enchaînent durant de nombreuses années, aucun homme ne parvient à rejoindre les côtés américaines à la seule force de ses bras. Un défi de titan que relève le Français Gérard d'Aboville en 1980. Il parcourt à la rame 5 200 km en 71 jours et 23 heures. « Ce qu'il a fait est remarquable, car il est passé par l'Atlantique Nord. Dans le sud, les courants sont plus favorables et il y a moins de dépressions », explique le Suisse Raphaël Domjan qui a réalisé le premier tour du monde avec un bateau solaire. « Pour tenir il devait embarquer 400 litres d'eau. Il n’en a pris que 200 et a décidé de ...

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