L'atelier du monde souvent hors normes

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Beaucoup de produits exportés de Chine ne respectent pas les normes de sécurité en vigueur chez nous, ou contiennent des substances toxiques.

Si les vêtements fabriqués au Bangladesh ou au Cambodge atterrissent chaque jour plus nombreux dans les rayons des enseignes de mode françaises, c'est de Chine que vient toujours le gros de nos produits de grande consommation. En 2012, même si elles ont baissé pour la première fois, les importations de textile chinois hexagonales atteignaient toujours 34 % du total. La Chine reste notre principal atelier vestimentaire.

Elle fait aussi office, plus que jamais, d'atelier du Père Noël: 62 % des jouets importés en France sont confectionnés en Chine, en valeur. 32,6 % des importations d'appareils électroménagers sont de la même provenance. Le mobilier chinois est aussi omniprésent dans les foyers français.

A priori, cela arrange tout le monde: les industriels, qui produisent à un coût qui reste ultracompétitif en dépit de l'augmentation des salaires chinois. Les consommateurs y ont, eux aussi, longtemps trouvé leur compte, s'offrant à prix très bas les objets de leurs désirs.

2300 produits dangereux retirés en 2012

Le problème, c'est que beaucoup de produits exportés de Chine ne respectent pas les normes de sécurité en vigueur chez nous, ou contiennent des substances toxiques. Vu les volumes colossaux qui envahissent les rayons des distributeurs, ou même des enseignes low-costs vendant des produits sans marques, il devient compliqué de détecter toutes les défaillances. Et pourtant, «notamment dans le textile, la responsabilité de contrôler les produits importés et leur conformité aux normes incombe aux distributeurs», précise Anne-Laure Linget, de la Fédération de la maille et de la lingerie.

Cela ne suffit pas à empêcher les accidents liés à des poupées peintes au plomb, des cordons de vêtements qui étranglent, et des robes ou des canapés qui brûlent la peau. En Europe, en 2012, sur 2300 produits dangereux retirés du marché européen, 58 % venaient de Chine. Un record. 19 % étaient des jouets, 34 % des vêtements et 11 % des produits électroniques. Ce n'est pas nouveau. Il y a quelques années, 47.000 fauteuils et canapés «made in China» bourrés d'un fongicide depuis interdit en France étaient accusés de causer des allergies. Des centaines de brûlures avaient été déclarées.

Pour que ces mésaventures ne se transforment pas en scandale sanitaire, les organismes de contrôle, tels Bureau Veritas ou SGS, passent au crible d'une armada d'outils de mesure jeans, peluches et cafetières de notre vie quotidienne.

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  • -konkauz le mardi 1 oct 2013 à 13:51

    Aprés vérification, ce jour est le jour de la fête nationale en chine. C' est à cela que l' on reconnait le figaro. le tact et la classe à la française. Aucun rapport mais au fait vos amitiés Libyenne et Qatari toujours à donf ?

  • -konkauz le mardi 1 oct 2013 à 13:15

    le figaro tel qu' en lui même, raciste et imbue à souhait. Au fait, les pesticides de la banane de martinique ou de guadeloupe çà boum ? les terres agricoles, les rivières toutes devenues stériles çà baigne ? Certes ce n' est pas le figaro qui dénoncera les laboratoires servier, pasteur et autres.. n' est-il pas ? l' herbe est toujours plus verte chez le voisin....... breton. le figaro c' est la beaufitude comme on l' aime.