L'assureur CNP a-t-il abusé ses clients?

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L'assureur CNP a-t-il abusé ses clients?
L'assureur CNP a-t-il abusé ses clients?

Manque de transparence ou mensonge? C'est la question que se posent les milliers de clients de la CNP, souscripteurs du contrat d'assurance vie OP4 +, qui, selon le jugement que vient de rendre le TGI de Paris, seraient en droit de réclamer quelque 40 M? à l'assureur. De quoi s'agit-il? La CNP, filiale de la Caisse des dépôts, de la Banque postale et de BPCE (Banque populaire-Caisse d'épargne), lance en 2006 OP4 +, un produit financier affecté à une assurance vie dont elle confie la conception et la gestion à la Société générale. Deux établissements, dont l'un, la CNP, est à capitaux publics, sont donc chargés de faire vivre ce contrat. De quoi rassurer les souscripteurs d'origine souvent modeste et parfois peu au fait des subtilités de produits financiers aussi complexes.

Officiellement, le contrat OP4 + présente deux caractéristiques. C'est un investissement risqué, puisqu'il est adossé à un panier d'indices boursiers qui peut grimper mais aussi baisser, voire chuter. En contrepartie, il offre une double sécurité. Tout d'abord, le capital à l'échéance (en 2011) est garanti. En outre, si, à un moment donn é entre 2006 et 2011, les indices boursiers de référence ont augmenté de 20%, les assurés sont certains de percevoir le capital souscrit à l'origine plus 30% de revalorisation. Et ce, même, si la Bourse chute ultérieurement. « CNP Assurances vous fera bénéficier de ses conseils sur ses contrats et services. [?] Nos conseillers vous apporteront les qualités de professionnalisme, de proximité et de confiance », écrivait la CNP à ses clients.

Pourtant? En 2010, un assuré boursicoteur, surfe sur Internet et découvre par hasard une note ? un « reporting », qui n'est pas destiné au public ? de la Société générale datant de novembre 2007 qui analysait les évolutions des indices boursiers servant de références à OP4 +. Dans un encadré (voir ci-contre), la banque fait...

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  • knbskin le vendredi 10 mai 2013 à 10:33

    Exact, retornaz ... Ces produits, empilement de strates techniques et des frais y afférents, sont rarement intéressants pour le client, mais beaucoup pour les émetteurs. D'où l'étrangeté de ce qui serait une erreur de gestion disons grossière.

  • retornaz le jeudi 9 mai 2013 à 23:03

    Extrêmement étrange ! J'ai travaillé dans les produits structurés et je peux assurer que l'émetteur ne prend aucun risque sur ces produits. Tout est borné dès le lancement du produit. Il y a une "assurance" (complexe) derrière le produit qui indemnise l'émetteur si la garantie est atteinte. L'émetteur se rémunère grâce aux frais de souscription et les dividendes d'actions du panier.

  • bignou56 le jeudi 9 mai 2013 à 14:16

    assureurs,90 % des banquiers,notaires,agents immobiliers,huissiers,mutuelles... tous dans le même paquet,tous des voleurs impunis.des métiers qui ne servent à rien sur cette terre.on se crée des besoins inutiles.