L'assurance-vie et les livrets sauvent l'épargne

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Une majorité de Français hésitent aujourd'hui à prendre des risques quel que soit le niveau des cours des actions.

Les Français n'aiment pas les actions. Et cela devrait leur remonter le moral. Grâce à leur peu d'appétit pour la Bourse, les ménages peuvent en effet regarder avec moins de sueurs froides la valeur de leur patrimoine que les Anglo-Saxons. «On estime à seulement 400 milliards d'euros la part des actions détenues par les particuliers, qu'il s'agisse d'actions cotées, de sicav actions ou d'unités de compte dans le cadre de contrats d'assurance-vie», souligne Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants. C'est bien peu par rapport au montant total du patrimoine des ménages qui dépasse la barre des 10.000 milliards d'euros.

La pierre reste bien installée dans le c½ur des Français. Face aux soubresauts des Bourses, elle joue auprès de beaucoup un rôle de valeur refuge. Et dans leurs choix de placements financiers, les particuliers continuent à donner la préférence aux placements liquides et aux traditionnels fonds en euros dans l'assurance-vie. Là encore, ceux qui ont misé sur ces placements «pépères» se félicitent aujourd'hui d'avoir passé un été tranquille.

Ils ne peuvent toutefois pas espérer faire de prouesse avec ces placements. L'an prochain, les fonds en euros pourraient bien n'afficher en moyenne qu'un rendement de l'ordre de 3,2%.

Des investisseurs frileux

Incertains, beaucoup de particuliers hésitent toutefois aujourd'hui à prendre des risques quel que soit le niveau des cours des actions. Ils préfèrent jouer la carte des liquidités, pistant notamment les offres promotionnelles limitées dans le temps des livrets bancaires. Certains offrent aujourd'hui pour quelques mois et pour des montants limités toujours des taux de l'ordre de 4,5% avant impôt.

L'impact réel de la crise des marchés sur la richesse des Français est donc limité. Mais le choc psychologique est certain. Les ménages confrontés à des placements qui rapportent peu et à une fiscalité qui s'alourdit se sentent moins riches. L'impact de la crise financière est ainsi direct et indirect!

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