L'association Ni putes ni soumises sans domicile fixe

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Une dizaine de femmes lancent, au printemps 2002, un appel dénonçant le machisme et les violences masculines. Quelques mois plus tard, elles entament la Marche des femmes contre le ghetto et pour l'égalité et sillonnent la France pendant cinq semaines. Leur slogan ? Ni putes ni soumises. 
Une dizaine de femmes lancent, au printemps 2002, un appel dénonçant le machisme et les violences masculines. Quelques mois plus tard, elles entament la Marche des femmes contre le ghetto et pour l'égalité et sillonnent la France pendant cinq semaines. Leur slogan ? Ni putes ni soumises. 

« Des vigiles gardent l'entrée et nous empêchent de regagner nos bureaux. La serrure a été changée. Nous ne pouvons même pas récupérer nos affaires personnelles. » La présidente de Ni putes ni soumises, Stéphanie Rameau, se désole d'avoir été mise à la porte, mardi 15 novembre, des locaux que l'association occupait depuis dix ans au sein de la Maison de la mixité, dans le 20e arrondissement de Paris.

Expulsée sur décision de justice par le propriétaire des lieux, le bailleur social Paris Habitat, qui lui reproche de ne pas avoir payé son loyer depuis plusieurs années, l'association nie le montant de la dette locative (plus de 138 000 euros, selon Paris Habitat). « En 2013, on leur a proposé un protocole d'accord, avec un étalement de la dette sur deux ans. Ce protocole n'a jamais été respecté. On leur a proposé d'autres locaux, moins chers et aussi dans le 20e, qui ont été refusés », a expliqué le bailleur social à l'AFP.

« Nous avons tenté de joindre plusieurs fois Paris Habitat, sans succès », expose de son côté Stéphanie Rameau. La jeune femme, élue le 29 octobre dernier à la tête de Ni putes ni soumises, met en avant une « situation financière d'autant plus difficile que le montant des subventions s'est effondré depuis plusieurs années ». Elle souligne que, pourtant, « jamais (son) mouvement n'a été aussi sollicité ». « Des dizaines de femmes, victimes de violence, nous...

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