L'Assemblée adopte la loi d'orientation sur l'école

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LA LOI D'ORIENTATION SUR L'ÉCOLE ADOPTÉE EN PREMIÈRE LECTURE À L'ASSEMBLÉE
LA LOI D'ORIENTATION SUR L'ÉCOLE ADOPTÉE EN PREMIÈRE LECTURE À L'ASSEMBLÉE

PARIS (Reuters) - Les députés français ont adopté mardi en première lecture, par 320 voix contre 227, le projet de loi pour la refondation de l'école qui prévoit la création de 60.000 postes d'enseignants sur l'ensemble du quinquennat.

Cette mesure était un engagement pris par François Hollande lors de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012.

Le projet de loi, porté par le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, et fortement critiqué par l'opposition, sera examiné par le Sénat vers la mi-avril.

"Ce texte sanctuarise 60.000 emplois nouveaux afin de permettre la réussite de tous les enfants de France et, en même temps, c'est une loi d'orientation qui permet de se fixer un certain nombre de priorités", a déclaré Vincent Peillon.

Les groupes PS, Radicaux de gauche et écologiste ont voté pour et le Front de gauche s'est abstenu.

Les élus UMP et UDI (centriste) se sont prononcés contre le texte mardi après cinq jours de débat au cours duquel l'opposition a défendu un par un les quelque 1.400 amendements qu'elle avait déposés sur ce texte qui compte une soixantaine d'articles.

"C'est une loi fade, il n'y a malheureusement pas grand-chose dans cette loi. Il n'y a pas de refondation. C'est plutôt du ripolinage que de la refondation", a déploré le député UMP Benoist Apparu.

"Quel gâchis. Cette loi blafarde et bavarde nous amène au mieux sur la pente des replâtrages et des bavardages", a renchéri le centriste Rudy Salles.

"ALLER PLUS LOIN"

Pour la socialiste Martine Faure, ce texte propose au contraire "une véritable refondation de l'école".

"Il ne peut que rassembler tous les défenseurs de l'école républicaine", a-t-elle dit.

"Ce texte va dans le bon sens mais il faut aller beaucoup plus loin", a pour sa part estimé Barbara Pompili, co-présidente du groupe écologiste. Quant à Olivier Falorni, du groupe radical de gauche (PRG), il considère que "ce texte donne des armes à l'école pour qu'elle puisse répondre à sa vocation".

Pour le Front de gauche, qui s'est abstenu lors du vote, le texte comporte des "points positifs mais il y a aussi beaucoup d'insuffisances."

"Ce n'est pas un vrai texte de refondation, c'est assez déclaratif, il y a des intentions, ce n'est pas la refondation de l'école comme on pouvait l'attendre", a dit André Chassaigne (PC), président du groupe Front de gauche.

Le projet de loi pour "la refondation de l'école de la République" comporte à son article premier un rapport indexé qui présente les méthodes, les enjeux et les objectifs du gouvernement pour l'éducation.

Il propose une série de mesures, comme l'enseignement d'une langue étrangère en CP ou la création de nouveaux organismes comme un Conseil supérieur des programmes.

Il prévoit également la création d'Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE), qui remplacent les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) supprimés en 2010 par la précédente majorité.

Le projet de loi n'aborde toutefois pas directement l'épineuse réforme des rythmes scolaires, qui instaure le retour à la semaine de quatre jours et demi, mais prévoit la mise en place d'un fonds d'aide aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale pour les activités péri-scolaires.

Emile Picy, avec Marine Pennetier, édité par Patrick Vignal

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