L'ascension fulgurante d'un réfugié syrien grâce au crowdfunding

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Abdul Halim al-Attar et sa fille Reem regardent la photo qui les a fait connaître.
Abdul Halim al-Attar et sa fille Reem regardent la photo qui les a fait connaître.

En août dernier, la photo d'un réfugié dans les rues de Beyrouth vendant des stylos, sa fille dans les bras, avait ému les internautes qui s'étaient alors largement mobilisés. Une mobilisation payante puisque 191 000 dollars, soit 174 000 euros, avaient été récoltés à l'issue d'une campagne de crowdfunding. Abdul Halim al-Attar est un réfugié syrien d'origine palestinienne. Il vivait dans le camp de Yarmouk, avec 150 000 autres réfugiés, près de Damas, jusqu'à ce que celui-ci soit l'objet de bombardements de Daech qui l'obligent à fuir, une nouvelle fois.

« Les gens me disent bonjour quand ils me croisent »

Grâce à la générosité des internautes, Abdul a pu ouvrir une boulangerie où il travaille depuis deux mois. Il dirige désormais également un kebab et un petit restaurant. Ses trois entreprises emploient 16 réfugiés syriens, rapporte l'agence américaine Associated Press. « Cet argent a changé ma vie mais aussi celle de mes enfants et d'autres personnes en Syrie que j'ai aidées », raconte Abdul Halim al-Attar qui a envoyé près de 25 000 dollars à des amis et des proches restés en Syrie. Son fils de 9 ans, Abdullelah, a ainsi pu retourner sur les bancs de l'école, trois ans après les avoir quittés. Il a acheté quelques jouets à sa fille, Reem, âgée de quatre ans.

« Maintenant, les gens me disent bonjour quand ils me croisent », se réjouit Abdul, qui précise...

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