L'AS Monaco "low-cost" à la croisée des chemins

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Après un été 2014 cauchemardesque sur le marché des transferts, Monaco s'apprête à revivre la même chose cette année d'après les dires de Leonardo Jardim. Vendre les meilleurs pour se faire des sous et acheter des jeunes pas cher. Ok, mais jusqu'à quand ce projet va durer ? Est-ce transitoire ou définitif ?

On ne sait pas quand ça se fera, mais ça se fera. Le prêt de Radamel Falcao à Chelsea devrait être officialisé de manière imminente. Le Colombien va poursuivre sa carrière d'abeille butineuse loin de Louis-II après sa pige foirée du côté de Manchester, tandis que l'ASM, de son côté, met plus que jamais une croix sur son éphémère projet all-star aujourd'hui en ruines et dont le seul rescapé, João Moutinho, n'est pas sûr d'être de la partie en 2015-2016. Autrement dit, Leonardo Jardim repart pour un an de travail dans des conditions similaires à celles de la saison qui vient de s'achever. La seule différence étant que cette fois-ci, le Portugais sait à quoi s'attendre. Pire, il a récemment déclaré dans les colonnes de L'Équipe se préparer à perdre cinq ou six de ses meilleurs éléments, avec pour seule exigence que ce remaniement se réalise au plus vite afin de pouvoir préparer la nouvelle mouture qui commencera très tôt en raison des tours préliminaires de Ligue des champions. L'ancien entraîneur du Sporting n'a pas envie d'être dépassé par les événements comme lors de l'été dernier et a donc déjà pris les devants. Il sait à peu près qui va partir, mais aussi qui il veut voir rester, à savoir Bernardo Silva, Martial, Dirar, Subašić, Raggi, Echiejile et Toulalan. Quelques vieux loups et la jeune garde. En d'autres termes, la prochaine équipe de Jardim ressemblera, structurellement parlant, beaucoup à celle qui a mené l'ASM jusqu'en quarts de finale de C1. De quoi être optimiste ? Pas forcément.

Nouvelle ère ou phase de transition ?


La réussite ou plutôt le non-échec du projet monégasque tient pour le moment à la seule et admirable adaptabilité de son coach. La plus grande partie des entraîneurs d'un club qui se veut ambitieux refuserait de travailler avec aussi peu de stabilité et de certitudes. Mais tout bon entraîneur et directeur sportif que sont Leonardo Jardim et Luis Campos, jamais à cours de ressources, il est difficilement envisageable de viser le titre de champion de France dans de telles conditions. À moins que cette situation, fruit dans un premier temps du divorce astronomique de Rybo, puis dans un second temps de la rigidité du fair-play financier, ne soit que temporaire. Il serait d'ailleurs curieux de ne pas revenir à "l'ancienne" méthode, ou du moins à quelque chose d'un poil plus ambitieux.

Les bénéfices liés aux transferts, au parcours…




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