L'art de la guerre pour les artistes Syriens

le
0
L'art de la guerre pour les artistes Syriens
L'art de la guerre pour les artistes Syriens

Ils sont désormais contraints à l'art de la guerre. Ils s'appellent Wissam al-Jazairi, Sedki al-Imam, A. Wardeh, sont artistes et veulent s'exprimer. L'indignation et la tristesse qui les animent se retrouvent sous leurs pinceaux. Ces dessinateurs syriens sont en effet inspirés par la triste spirale de violence qui détruit leur pays.

Comme chaque année, à la période de Noël, ils ont choisi l'humour noir. Pour alerter à nouveau sur ce conflit à huit clos qui a fait plus de 126 000 morts en deux ans. Et rappeler que les festivités restent sombres pour les enfants martyrs de cette guerre. Plus de 11 000 d'entre eux ont perdu la vie depuis le début du conflit, en mars 2011. Depuis cette date, les forces du président Bachar Al-Assad s'opposent aux rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL). D'autres factions d'opposition, notamment jihadistes, ont également fait leur apparition dans le pays où règne le chaos, à l'image de Jabhat al-Nosra, une filiale de Al-Qaeda ou l'Etat islamique en Irak et au Levant.

Passage en revue de plusieurs illustrations, parues dans le courant de ces mois de guerre civile.

L'?uvre de l'artiste A. Wardeh représente des volutes de fumée noire. Issue des bombes lancées sur une ville dévastée, la fumée forme un sapin de Noël sombre qui surplombe la ville.

Sur le dessin de Sedki al-Imam, le père Noël, dont le traineau est tracté par des avions de chasse, ne distribue pas des cadeaux mais des barils de TNT, référence aux bombardements qui ont meurtri Alep ces dernières semaines.

Wissam al-Jazairi a choisi de représenter un père Noël effondré et désespéré dans un cimetière, à la vue des tombes qui se multiplient.

Sur l'illustration de Tammam Azzam on peut voir les personnages de l'artiste Matisse qui dansent sur les décombres.

(Sources : Twitter et Facebook)

A Alep, cité Martyre, 400 morts en 10 jours.

410 morts dont 117 enfants en dix jours sur cette seule ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant