L'armée ukrainienne dénonce des attaques séparatistes

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* Kiev annonce deux soldats tués et dix autres blessés * Berlin "extrêmement inquiet" par l'absence d'un cessez-le-feu complet * Réunion ministérielle à quatre mardi à Paris KIEV, 23 février (Reuters) - L'armée ukrainienne a annoncé lundi la mort de deux de ses soldats déployés dans l'est du pays et déclaré qu'elle ne pouvait pas commencer à retirer ses armes lourdes des lignes de front à cause des attaques des séparatistes prorusses en violation de l'accord de cessez-le-feu. D'après le porte-parole militaire Valentin Fedychev, les forces ukrainiennes ont été bombardées à 27 reprises au cours des dernières vingt-quatre heures. Dix soldats ont également été blessés. Dans ces conditions, explique l'état-major de l'armée ukrainienne, il ne peut être question de retirer des armes. Les affrontements ont significativement perdu en intensité ces derniers jours dans l'est de l'Ukraine sans pour autant que la trêve soit scrupuleusement observée. A Berlin, le porte-parole du gouvernement allemand a exprimé lundi une "extrême inquiétude" face à l'absence de cessez-le-feu complet dans l'est de l'Ukraine. Au cours du week-end, les deux parties avaient pourtant annoncé s'être mises d'accord sur un début de retrait des armes lourdes, une des clauses des accords de Minsk 2 entrés en vigueur le 15 février. (voir ID:nL5N0VW0Q8 ) Le processus diplomatique parrainé par la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande pour trouver une issue politique au conflit qui a fait plus de 5.600 morts en moins d'un an repose sur un cessez-le-feu que les séparatistes prorusses ont ignoré la semaine dernière pour prendre la ville stratégique de Debaltseve. Les Européens espèrent que le cessez-le-feu pourra être remis sur les rails à présent que les rebelles ont atteint leur objectif. L'échange de 200 prisonniers dans la nuit de samedi à dimanche est également allé dans le sens d'un apaisement. "LA SITUATION ÉVOLUE D'HEURE EN HEURE" Les ministres des Affaires étrangères russe, ukrainien, français et allemand se réuniront ce mardi à Paris pour faire le point, a-t-on appris de source diplomatique française. "La situation évolue d'heure en heure", a ajouté cette source. "Si ça bloque parce que l'accord ne peut pas être mis en oeuvre, il y aura une discussion franche sur pourquoi cela bloque, où est-ce qu'on en est et comment faire." Angela Merkel a prévenu la semaine dernière que de nouvelles sanctions contre la Russie pourraient être une option si Minsk 2 reste ignoré. Les autorités de Kiev redoutent que les rebelles, renforcés par des troupes russes, ne s'arrêtent pas à Debaltseve mais poursuivent leur progression. Anatoly Stelmakh, un autre porte-parole de l'armée ukrainienne, a ainsi fait état d'une attaque rebelle contre Shyrokyne, une village côtier situé non loin du port de Marioupol qui pourrait être le prochain objectif des séparatistes. L'information a été démentie par un commandant rebelle. "Pour le moment, tout est calme, il n'y a aucun bombardement", a dit Eduard Basurin à l'agence Reuters. A Donetsk, la plus grande ville tenue par les séparatistes, des tirs occasionnels ont été entendus lundi dans la nuit puis dans la matinée sans que leur origine ne puisse être déterminée. (Pavel Polityuk avec Anton Zverev à Donetsk et John Irish à Paris; Henri-Pierre André pour le service français)

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  • M8925519 le lundi 23 fév 2015 à 14:57

    Allez Vladimir, continue, nous les Européens, on te l'a déjà dit à maintes reprises, on ne bougera pas militairement. Les sanctions économiques, c'est pour rire ! Tu sais bien que cela ne dure pas et que de toute façon, c'est contournable. Alors pourquoi te gêner ? Les Européens ne sont même pas honteux d'avoir entrainé les Ukrainiens dans une aventures dramatique. Ils osent même retourner à Kiev de temps en temps sans rougir de leur lâche abandon ! ! ! Que du bla bla bla !