L'armée turque perd son bras de fer contre Erdogan

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La démission de l'état-major consacre l'affaiblissement du pouvoir militaire face à l'AKP.

Dans l'histoire de la République turque, c'est l'armée qui, traditionnellement, forçait les gouvernements à la démission. Cette fois-ci, les rôles sont inversés et l'institution s'est sabordée. La direction de l'état-major a démissionné pour manifester son opposition au Parti du pouvoir et de la justice (AKP), qui dirige le pays. Du jamais-vu. De l'avis général, ce retrait, qui sonne comme une défaite face au pouvoir civil, confirme le cantonnement de plus en plus contraint de l'armée dans ses casernes. Il est largement interprété comme une manifestation de son incapacité grandissante à dicter ses desiderata aux représentants politiques.

Le général Isik Kosaner, chef des armées, ainsi que les commandants de l'armée de terre, de l'air et de la marine ont annoncé leur départ à la retraite anticipée vendredi. Dans un communiqué adressé à ses «compagnons d'armes», le chef de l'état-major a dit quitter ses fonctions à cause de son impuissance à empêcher

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