L'armée syrienne progresse dans Palmyre, les combats continuent

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    BEYROUTH, 25 mars (Reuters) - Les forces gouvernementales 
syriennes progressent lentement dans Palmyre où ils affrontent 
des combattants de l'organisation Etat islamique près des ruines 
de la cité antique, rapporte vendredi l'Observatoire syrien des 
droits de l'homme (OSDH). 
    La reprise de Palmyre est une étape capitale dans 
l'entreprise de reconquête que mène le régime de Damas avec le 
soutien des forces russes, de milices chiites, du Hezbollah et 
de militaires iraniens. 
    Des avions russes apportaient un appui aérien aux soldats de 
Bachar al Assad, malgré les annonces de Moscou qui a récemment 
annoncé le retrait de l'essentiel de ses troupes. 
    La mort, la semaine dernière, d'un membre des forces 
spéciales russes près de Palmyre laisse d'ailleurs entendre que 
le Kremlin est davantage impliqué dans les combats qu'il ne veut 
bien l'admettre. 
    Selon l'agence syrienne Sana, l'armée et les milices chiites 
ont progressé sur les hauteurs de la ville. L'OSDH fait état de 
violents combats. 
    Rami Abdoulrahmane, directeur de l'OSDH, indique que les 
combats se sont rapprochés des ruines de la cité antique de 
Palmyre, situées au sud-ouest de la ville, une zone où l'armée 
syrienne ne peut compter sur l'appui aérien des Russes et de son 
aviation en raison des risques que cela impliquerait pour les 
vestiges déjà abîmés, voire détruits pour certains, par l'EI. 
    L'EI a détruit ces derniers mois plusieurs monuments de la 
cité antique de Palmyre, classée au patrimoine mondial de 
l'Unesco. 
    En octobre dernier, les djihadistes ont fait sauter un arc 
de triomphe datant de l'époque romaine. Auparavant, ils avaient 
détruit deux temples, dédiés à Bel et à Baalshamine. Ils ont 
aussi assassiné l'ancien directeur du site, Khaled Assaad, qui 
était âgé de 82 ans. 
    L'Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, 
la science et la culture, a dénoncé des "crimes de guerre". 
    L'agence a salué la perspective de la reprise de Palmyre qui 
porte selon elle "à la fois la mémoire du peuple syrien et les 
valeurs de diversité culturelle, de tolérance et d'ouverture qui 
ont fait de cette région le berceau de la civilisation" a 
déclaré la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova. 
    "Depuis un an le saccage de Palmyre est le symbole du 
nettoyage culturel qui sévit au Moyen-Orient. Le dynamitage et 
le dépeçage de ses trésors, dans le but de briser tout un peuple 
(...)." 
 
 (Nicolas Delame pour le service français) 
 
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