L'armée syrienne prend le contrôle d'un quartier d'Alep-Est

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 (Actualisé avec la prise de contrôle totale de Hanano) 
    BEYROUTH, 26 novembre (Reuters) - L'armée syrienne et ses 
alliées ont pris samedi le contrôle du quartier de Hanano à 
Alep-Est après des combats acharnés contre la rébellion, 
rapportent les deux camps. 
    Les forces gouvernementales ont diffusé un communiqué 
annonçant la conquête de ce secteur situé en bordure nord-est de 
la partie orientale de la grande ville du nord de la Syrie. 
    "Des équipes du génie retirent les mines et les engins 
explosifs improvisés déposés sur les places et dans les rues par 
les terroristes", indique le communiqué militaire. Le terme 
terroriste est employé par Damas pour désigner toutes les forces 
qui combattent son régime.  
    Un responsable d'un groupe rebelle a confirmé qu'une carte 
diffusée par les médias officiels montrant l'emprise des forces 
loyalistes sur Hanano était globalement exacte.  
    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a 
également déclaré que l'armée avait pris le contrôle de ce 
secteur qui fut le premier quartier d'Alep occupé par la 
rébellion en 2012. 
    Les frappes aériennes sur les quartiers résidentiels 
d'Alep-Est, contrôlée par les rebelles mais assiégée par les 
forces loyalistes depuis l'été, ont repris le 15 novembre après 
plusieurs semaines de pause.  
    L'objectif de Damas est de couper Alep-Est en deux selon les 
insurgés. 
    "Les révolutionnaires combattent avec vaillance mais le 
volume des bombardements et l'intensité des batailles, les morts 
et les blessés, et le manque d'hôpitaux, jouent tous un rôle 
dans l'effondrement de ces lignes de front", a déclaré un 
responsable du groupe rebelle Djabha Chamia, l'un des plus 
importants groupes insurgés du nord de la Syrie.  
    Il a condamné le "silence international" et estimé que Damas 
et ses alliés cherchaient à exploiter le vide créé par la 
période de transition aux Etats-Unis, après la victoire de 
Donald Trump à l'élection présidentielle du 8 novembre.  
    "Les Iraniens, les Russes et le régime savent qu'il y a un 
vide et cherchent à l'exploiter par tous les moyens", a-t-il 
dit. "Nous sommes en contact avec les Etats amis mais 
malheureusement, on laisse Alep se faire massacrer." 
    Au moins 201 civils dont 27 enfants ont été tués dans les 
douze jours qui ont suivi la reprise des bombardements sur 
Alep-Est, rapporte l'OSDH, qui a également comptabilisé 134 
morts dans les rangs des combattants rebelles.  
    L'OSDH a également recensé la mort de 19 civils dont 11 
enfants dans des bombardements rebelles sur la partie 
occidentale de la ville, sous contrôle de Damas. 
     
    VOIR AUSSI 
    TEMOIGNAGES-A Alep-Est, la faim et le désespoir   
 
 (Lisa Barrington, Tom Perry; Jean-Stéphane Brosse pour le 
service français) 
 
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