L'armée syrienne poursuit son offensive autour de Palmyre

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    BEYROUTH, 26 mars (Reuters) - L'armée syrienne poursuivait 
samedi son offensive contre l'Etat islamique (EI) autour de la 
ville antique de Palmyre, rapportent les médias locaux et 
l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). 
    La télévision d'Etat syrienne a indiqué que les forces 
gouvernementales avaient chassé vendredi les djihadistes de la 
citadelle surplombant les ruines romaines à l'ouest de la ville 
et qu'elles avaient repris le contrôle total du quartier d'Al 
Amiriya dans le nord de la ville. 
    L'OSDH rapporte pour sa part que les affrontements se 
poursuivent dans cette zone, précisant que les combattants de 
l'EI ont lancé une contre-offensive en utilisant notamment des 
voitures piégées. 
    Des images de la télévision d'Etat montrent un soldat 
agitant un drapeau syrien sur les murs de la fortification 
médiévale tandis que de la fumée s'élève au-dessus du centre de 
l'agglomération. 
    L'armée syrienne soutenue par des milices alliées mènent des 
combats depuis plusieurs jours aux abords de Palmyre. L'OSDH a 
fait état d'affrontements dans les quartiers de Moutakaidine et 
d'Al Djamiya. 
    La prise de Palmyre, tombée aux mains des djihadistes en mai 
2015, marquerait le plus important revers enregistré par l'EI en 
Syrie depuis l'intervention de la Russie en septembre qui a 
inversé la tendance du conflit en faveur des troupes pro-Assad. 
    La chute de la ville ouvrirait à l'armée les portes de l'est 
de la Syrie où l'EI contrôle la majeure partie des provinces de 
Daïr az Zour et de Rakka dans la vallée de l'Euphrate. 
    "Nos troupes héroïques continuent d'avancer jusqu'à ce que 
nous libérions chaque parcelle de cette terre sacrée", a déclaré 
un soldat syrien à la télévision qui l'interrogeait sur les 
pentes de la citadelle. 
    En août, les djihadistes avaient détruit à l'explosif deux 
constructions antiques vieilles de plus de 2.000 ans, les 
temples de Bel et de Baalshamine, une action qualifiée de crime 
de guerre par les Nations unies. 
    Des responsables syriens ont indiqué l'an passé qu'ils 
avaient évacué des centaines de statues vers des lieux sûrs 
avant que l'EI s'empare de la ville. 
     
     
 
 (Dominic Evans; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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