L'armée syrienne a pris le contrôle de la vieille ville d'Alep

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    BEYROUTH, 7 décembre (Reuters) - L'armée syrienne a pris le 
contrôle de tous les quartiers de la vieille ville d'Alep, qui 
était aux mains des insurgés, rapporte mercredi l'Observatoire 
syrien des droits de l'homme (OSDH). 
    Une nette progression des forces gouvernementales en 
direction de la vieille ville avait commencé mardi. 
    Les forces gouvernementales, appuyées par l'aviation russe 
et des milices chiites libanaises, iraniennes et irakiennes, 
semblent désormais sur le point de s'emparer de l'ensemble des 
quartiers orientaux de la ville, où vivent encore 200.000 
personnes, selon les Nations unies.  
    Selon les forces russes, l'armée s'est emparée de 35 
quartiers depuis le début de sa progression dans la grande ville 
du nord de la Syrie, devenue enjeur majeur de la guerre civile 
qui ravage le pays depuis près de six ans. 
    Le gouvernement syrien a fait savoir mardi qu'il 
n'accepterait aucune offre de cessez-le-feu à Alep-Est tant que 
les mouvements qu'il considère comme des organisations 
terroristes n'auront pas évacué le secteur. 
    La Russie et la Chine ont opposé lundi leur veto aux Nations 
unies à un projet de résolution du Conseil de sécurité exigeant 
une trêve de sept jours à Alep et l'arrêt des combats dans 
l'ensemble de la Syrie.  
    Moscou a fait valoir qu'une cessation des hostilités 
permettrait aux rebelles de se regrouper. L'Onu parle de 
"situation désastreuse dans l'est d'Alep". 
    L'armée syrienne a indiqué qu'elle entendait terminer la 
reconquête d'Alep avant l'arrivée du nouveau président américain 
Donald Trump à la Maison blanche, le 20 janvier. 
    Impuissants, les pays occidentaux tenteraient désormais de 
convaincre les rebelles de quitter la ville pour éviter un bain 
de sang encore plus grand lorsque les forces gouvernementales 
attaqueront les zones les plus densément peuplées. 
    Pour l'heure, les rebelles n'ont donné aucune indication en 
ce sens et se disent déterminés à se battre jusqu'au bout. 
    Un représentant de l'opposition syrienne a néanmoins reconnu 
en privé que les insurgés n'auraient peut-être pas d'autre choix 
que celui de partir pour éviter un massacre de la population 
civile, bombardée quotidiennement et affamée par le siège 
d'Alep-Est. 
    Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a une 
nouvelle fois dénoncé mardi la "logique de guerre totale" du 
régime de Damas et de son allié russe. 
    "Ce n'est parce qu'Alep va tomber peut-être dans quelques 
semaines que la question de la paix sera réglée", a-t-il dit. 
 
 (Lisa Barrington, Gilles Trequesser avec Jean-Philippe Lefief 
et Tangi Salaün pour le service français) 
 
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