L'armée irakienne tente de repousser l'EI à Ramadi

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BAGDAD, 22 avril (Reuters) - Les forces gouvernementales irakiennes progressaient lentement face aux combattants de l'Etat islamique mercredi à Ramadi, deux semaines après la prise par les djihadistes d'une grande partie de la capitale de la province d'Anbar, à l'ouest de Bagdad, a-t-on appris de sources sécuritaires et politiques. L'offensive de l'EI, en réaction à la reprise de Tikrit par l'armée irakienne et les milices chiites, a jeté plus de 100.000 habitants sur les routes. Les forces gouvernementales s'efforcent depuis de repousser les djihadistes et ont regagné un peu de terrain autour du centre de commandement militaire de la province mais les bâtiments piégés, les tireurs embusqués et les attentats suicides ralentissent leur progression. "Nous menons une difficile bataille de rue à Ramadi", a déclaré un responsable des services de sécurité, selon lequel les combattants de l'EI ont creusé des tunnels qui leur permettent de passer d'une maison à l'autre pour mener des attaques et prendre la fuite. Un membre du conseil provincial d'Anbar, Falih al Essaoui, a précisé que les forces gouvernementales avançaient avec prudence pour ne pas être prises sous le feu des tireurs embusqués. "Notre principal objectif est de repousser les terroristes de l'EI hors des quartiers résidentiels de la ville vers des zones moins densément construites pour en faire des cibles plus faciles", a expliqué le porte-parole des forces antiterroristes irakiennes, Sabah al Noamani. (Bureau de Bagdad; Tangi Salaün pour le service français)

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