L'armée irakienne progresse au milieu des bombes dans Ramadi

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    BAGDAD, 26 décembre (Reuters) - Les troupes irakiennes 
progressent dans le dernier quartier de Ramadi encore aux mains 
du groupe Etat islamique (EI), mais leur avancée est ralentie 
par les engins explosifs disséminés dans la ville, ont déclaré 
samedi des porte-parole de l'armée. 
    La reprise de cette localité située à un centaine de 
kilomètres à l'ouest de Bagdad, passée en mai sous le contrôle 
de l'EI, constituerait l'une des plus importantes victoires pour 
l'armée irakienne face à l'organisation djihadiste. 
    Au sein des troupes fidèles aux autorités de Bagdad, on se 
refuse pour l'heure à dire quand pourrait avoir lieu l'assaut 
final contre les combattants de l'EI, retranchés dans les 
installations du gouvernement de la province. 
    Au cours de la nuit de vendredi à samedi, les soldats ont 
progressé dans le quartier de Hoz, qui abrite ces installations, 
a fait savoir Yahya Rasoul, porte-parole du commandement des 
opérations conjointes. 
     "Les forces antiterroristes se trouvent dans un rayon de 
800 mètres autour du complexe gouvernemental", a-t-il dit. 
    "Les frappes aériennes ont aidé à faire exploser les engins 
et les pièges laissés dans les maisons, ce qui a facilité notre 
avancée", a-t-il ajouté. 
    D'après lui, la plupart des civils toujours présents à 
Ramadi, chef-lieu de la province d'Anbar, ont trouvé refuge dans 
l'hôpital de la ville, qui ne sera pas pris pour cible par 
l'armée. 
    "La priorité de cette campagne est d'éviter de faire des 
victimes parmi les civils et nos soldats, peu importe le temps 
qu'il faudra", a également déclaré Yahya Rasoul. 
    Mercredi, des hauts gradés avaient déclaré que cette 
campagne lancée la veille, avec le soutien aérien de la 
coalition conduite par les Etats-Unis, pourrait durer plusieurs 
jours encore. 
    "Nos troupes avancent maintenant en direction de leurs 
cibles mais ils ont été ralentis parce que ces criminels ont 
tout piégé", a quant à lui affirmé le commandant Sami al Aridhi. 
    Les milices chiites soutenues par l'Iran, qui ont pris une 
part importante dans d'autres offensives, sont cette fois-ci 
restées à l'écart pour éviter d'alimenter le ressentiment des 
habitants de cette région majoritairement sunnite. 
    Selon le gouvernement de Bagdad, le contrôle de la ville 
sera assuré par une police locale et une force tribale sunnite 
une fois que l'EI en aura été délogé. 
    L'objectif suivant des autorités de Bagdad est la prise de 
Mossoul, qui priverait l'EI du plus grand centre de population 
sous sa coupe en Irak et en Syrie et le couperait aussi d'une 
source importante de fonds, ce qui réduirait son influence. 
 
 (Ahmed Rasheed; Simon Carraud pour le service français) 
 
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