L'armée irakienne lance l'offensive pour reprendre Ramadi

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 (précisions sur l'assaut) 
    BAGDAD, 22 décembre (Reuters) - L'armée irakienne a lancé 
mardi à l'aube l'offensive destinée à reprendre le centre de 
Ramadi aux djihadistes du groupe Etat islamique (EI), a déclaré 
Sabah al Noumani, porte-parole des forces antiterroristes 
irakiennes. 
    Un général irakien avait annoncé lundi que cette offensive 
était imminente au lendemain du largage sur le chef-lieu de la 
province d'Anbar, situé à 100 km à l'ouest de Bagdad, de tracts 
demandant aux habitants d'en partir dans les 72 heures. 
  
    Les services de renseignement irakiens estiment que 250 à 
300 combattants de l'EI sont retranchés dans le centre de 
Ramadi, ville tombée aux mains du groupe djihadiste au mois de 
mai dernier. 
    La progression est lente car le gouvernement irakien veut 
compter entièrement sur ses propres troupes et ne pas avoir à 
recourir aux milices chiites, de façon à éviter les atteintes 
aux droits de l'homme comme celles constatées lors de la 
reconquête de la ville de Tikrit en avril. 
    Les autorités américaines ont recommandé en outre à Bagdad 
d'éviter d'engager les miliciens chiites dans la bataille de 
Ramadi, face aux djihadistes sunnites, afin de ne pas attiser 
les tensions intercommunautaires. 
    "Nos forces progressent en direction du complexe 
administratif dans le centre de Ramadi", a déclaré Sabah al 
Noumani. "Les combats se concentrent sur les quartiers aux 
abords du complexe, avec l'appui de l'armée de l'air". 
    Des unités de l'armée ont franchi l'Euphrate pour atteindre 
les quartiers du centre, en utilisant un pont qui a été détruit 
par l'EI et réparé par des hommes du génie, a dit Noumani. 
    "La principale difficulté est de franchir le fleuve. Nous 
devons faire face à des 'snipers' et à des kamikazes qui 
cherchent à ralentir notre progression. Nous les attaquons avec 
le soutien aérien", a-t-il expliqué. 
    Si l'assaut contre Ramadi réussit, ce sera la deuxième 
grande ville, après Tikrit, à être reprise aux djihadistes de 
l'EI en Irak. 
    L'Etat islamique contrôle toujours Mossoul, la deuxième plus 
grande ville d'Irak, ainsi que Falloudjah, ville située entre 
Ramadi et Bagdad. 
    La reconquête de Ramadi redonnerait le moral aux forces de 
sécurité irakiennes, restées longtemps sur la défensive après la 
prise par l'EI d'un tiers du territoire irakien à la faveur de 
son offensive éclair de la mi-2014. 
 
 (Ahmed Rasheed et Saif Hameed; Tangi Salaün et Eric Faye pour 
le service français) 
 
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