L'armée irakienne a tué près de 1.000 djihadistes à Mossoul

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 (Modifie provenance, situation à Mossoul, §4-5 et après §11) 
    par Ulf Laessing 
    MOSSOUL, Irak, 28 novembre (Reuters) - Les forces spéciales 
irakiennes qui combattent les hommes du groupe Etat islamique 
dans l'est de Mossoul ont tué près de 1.000 djihadistes mais le 
rythme des combats a diminué. 
    L'ennemi en effet, très mobile, se cache parmi la population 
civile, a déclaré lundi l'un des commandants des unités d'élite 
irakiennes, le général Abdoul Ghani al Assadi. 
    Six semaines après le début des opérations pour libérer la 
grande ville du nord de l'Irak, les forces irakiennes ont repris 
près de la moitié de la partie orientale, affrontant quartier 
après quartier tireurs embusqués, kamikazes et voitures piégées. 
    "C'est vraiment une sale guerre. Il y a des snipers, des 
voitures piégées, des mines. On ne peut pas dire qu'on contrôle 
une zone avant de l'avoir parcourue à pied et d'avoir tout 
fouillé," dit Sadek, un soldat qui ne veut pas donner son nom. 
    "Il y a des civils partout, on ne peut pas tirer dans le tas 
juste parce qu'on a vu des terroristes de Daech", ajoute-t-il, 
dans le quartier d'Intisar, où des hommes de la 9e Division 
blindée sont entrés il y a deux ou trois jours. 
    La "division d'or", unité d'élite de l'armée, a pénétré dans 
la partie est de Mossoul. Le reste de l'armée, la police 
fédérale et les peshmergas (combattants kurdes) encerclent la 
ville au nord et au sud. Les miliciens chiites s'efforcent de 
parachever l'encerclement à l'est comme à l'ouest. 
    "La progression était plus rapide au début. C'est parce 
qu'on était alors engagé dans des secteurs inhabités", a 
expliqué à Reuters le général Assadi, à Bartella, dans les 
faubourgs de Mossoul. "On a atteint les zones d'habitation. 
Maintenant la question, c'est la protection des civils". 
     
    ARRESTATIONS DE COMMERÇANTS 
    Selon lui, 990 djihadistes ont été tués jusqu'à présent dans 
les affrontements dans l'est de Mossoul. Il n'a pas dit en 
revanche à combien d'hommes s'élevaient les pertes de l'armée. 
    "Nous avons dû modifier nos plans, en partie du fait de la 
nature changeante de l'ennemi (...). Daech n'est pas basé en un 
lieu mais se déplace", continue-t-il.  
    "Avec les chars, ça ne marche pas, ici. L'artillerie n'est 
pas efficace. Les avions de la coalition et l'armée de l'air 
(irakienne) ne peuvent pas être beaucoup utilisés, à cause des 
civils." 
    Les autorités irakiennes ont demandé aux civils dans Mossoul 
de rester chez eux durant l'offensive. Plus d'un million de 
personnes se trouveraient toujours dans la ville, plus gros 
bastion urbain encore tenu par l'EI dans le nord de l'Irak. 
    Les combats se déroulent maison par maison, rue par rue, 
rapportent des habitants. Selon l'un d'entre eux, Bachar, les 
civils n'ont plus qu'une chose à faire, fuir. "Ils partent tous, 
les magasins sont fermés", dit-il. 
    Dimanche, une trentaine de commerçants ont été arrêtés par 
les djihadistes, qui les accusent d'augmenter artificiellement 
les prix, ce qui pourrait alimenter la colère des habitants et 
faciliter ainsi la progression des forces de Bagdad. 
    Ces arrestations ont eu lieu dans le quartier de Boursa, 
dans l'ouest de la ville, rapporte un témoin qui ne veut pas 
être identifié par peur de représailles. 
    Les prix de détail ont commencé à augmenter la semaine 
dernière après la prise de contrôle, par les milices chiites des 
Unités de mobilisation populaire, de la route de l'ouest vers la 
Syrie, principale voie d'approvisionnement de la ville. 
 
 (Avec John Davison et Patrick Markey, Eric Faye et Gilles 
Trequesser pour le service français, édité par Tangi Salaün) 
 
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  • M7163258 il y a 5 jours

    1000 qui ne reviendront pas cool!