L'armée française quitte la région de Surobi en Afghanistan

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RETRAIT DE L'ARMÉE FRANÇAISE DE LA RÉGION AFGHANE DE SUROBI
RETRAIT DE L'ARMÉE FRANÇAISE DE LA RÉGION AFGHANE DE SUROBI

PARIS (Reuters) - L'armée française a quitté mardi la région de Surobi, près de Kaboul, l'un des trois districts où elle était déployée, amorçant le retrait des forces combattantes françaises qui doivent avoir quitté l'Afghanistan avant la fin de l'année.

Le calendrier arrêté par François Hollande prévoit le retrait d'environ 2.000 hommes des forces combattantes d'ici à fin 2012, deux ans avant le départ prévu du reste de la force internationale de l'Otan (Isaf). Le retrait total des forces françaises interviendra fin 2013.

Une brève cérémonie de baisser du drapeau français et de montée du drapeau afghan a marqué le départ de la base de Surobi, a-t-on appris auprès de l'état-major des armées.

Sur les 600 hommes déployés dans cette province située à l'est de la capitale afghane, 300, issus notamment du 92e régiment d'infanterie, ont rejoint provisoirement Kaboul et regagneront la France avant la fin août.

Environ 200 resteront à Kaboul dans le cadre d'une force d'intervention rapide et une centaine renforceront le détachement de formation des forces afghanes.

Le district de Kapisa, au nord-est de Kaboul, a été officiellement transféré aux autorités afghanes début juillet.

Sur les 4.000 soldats français présents en Afghanistan en 2011, environ 2.950 seront encore déployés fin août. Mais 1.500 hommes supplémentaires seront désengagés d'ici fin décembre 2012.

Au début de l'année, l'ancien président Nicolas Sarkozy a décidé un retrait anticipé de l'armée française, qui contrôlait alors Surobi et Kapisa, ce dernier secteur étant le plus lourd en pertes pour les troupes françaises.

Un retrait que François Hollande a encore accéléré puisque le départ des derniers éléments, qui doivent s'occuper du délicat retrait du matériel et de la formation de l'armée afghane, doit prendre fin en 2013.

La France a perdu 87 soldats en Afghanistan depuis 2001.

L'armée française, fragilisée par son processus de retrait, craint de subir de nouvelles pertes avant la fin de l'année, a déclaré récemment le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux.

Elle craint des attentats suicide, des infiltrations et de "tirs fratricides", ainsi que le fait que l'armée sera moins efficace en raison de son démantèlement.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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