L'armée égyptienne tentée par le pouvoir

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La grande institution du pays se met en scène pour soigner sa popularité, mais aussi pour préserver ses intérêts.

Rénovation ou restauration? Depuis l'éviction du président Morsi, le 3 juillet, l'armée égyptienne se targue d'avoir sauvé l'Égypte, de l'avoir remise sur les rails de la démocratie. Pourtant, le cours des événements récents témoigne plus d'une volonté de reconstruire un État fort, dans le but de sauvegarder ses intérêts. Éradication des Frères musulmans, prolongation de l'état d'urgence, contrôle renforcé des médias... S'il a remis officiellement les rênes du pouvoir au président de la Haute Cour constitutionnelle, Adli Mansour, dans l'attente de futures élections, le général Abdel Fattah al-Sissi est aujourd'hui le décideur en chef du pays des pharaons.

«En fait, si l'armée a repris le contrôle, elle ne l'a jamais perdu», observe l'ancien lieutenant général Adel Soliman, un des rares militaires à oser critiquer l'institution. Quand, le ...

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