L'armée égyptienne a retrouvé des débris de l'A320 d'EgyptAir

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    * Découverte de débris à 290 km au nord d'Alexandrie 
    * Des enquêteurs français sont arrivés au Caire 
    * Aucune hypothèse n'est écartée, ni privilégiée 
 
 (Actualisé avec ministre grec de la Défense) 
    par Ahmed Aboulenein 
    LE CAIRE/ATHENES, 20 mai (Reuters) - L'armée égyptienne a 
retrouvé des effets personnels de passagers et des débris de 
l'Airbus A320 d'EgyptAir disparu jeudi en Méditerranée, a 
annoncé Le Caire, confirmant que l'appareil s'était abîmé en mer 
avec 66 personnes à bord.  
    Ces débris ont été découverts 290 km au nord de la ville 
côtière d'Alexandrie, a précisé la marine, ajoutant qu'elle 
continuait d'inspecter la zone pour tenter de repérer les boites 
noires de l'avion.  
    "Il y a peu, nous avons été informés par les autorités 
égyptiennes (...) de la découverte d'un morceau de corps, d'un 
siège et de bagages juste au sud du lieu où le contact avec 
l'avion a été perdu", a par la suite annoncé le ministre grec de 
la Défense, Panos Kammenos, à Athènes. 
    Le président Abdel Fattah al Sissi a exprimé ses 
condoléances aux familles de toutes les personnes qui se 
trouvaient à bord de l'avion, confirmant de fait officiellement 
leur décès.  
    Si certains responsables ont évoqué la piste du terrorisme 
djihadiste, sept mois après l'attentat à la bombe qui a coûté la 
vie aux 224 passagers et membres d'équipage d'un avion russe qui 
venait de décoller d'Egypte, aucune revendication n'a été 
formulée plus de 24 heures après la disparition du vol MS804 
d'EgyptAir, qui assurait la liaison Paris-Le Caire.  
    Trois inspecteurs du bureau enquêtes et analyse de 
l'aviation civile (BEA) et un expert d'Airbus sont arrivés en 
début de journée au Caire pour coopérer avec les enquêteurs 
égyptiens, a-t-on appris de sources aéroportuaires. 
    Le Premier ministre égyptien, Chérif Ismaïl, a déclaré jeudi 
qu'il était trop tôt pour avancer la moindre explication, y 
compris celle d'un attentat comparable à celui d'octobre dernier 
contre un l'avion russe. Son ministre de l'Aviation civile, 
Chérif Fathi, a estimé néanmoins que l'hypothèse d'un acte 
terroriste était plus probable que celle d'une défaillance 
technique. 
    "Toutes les hypothèses sont examinées mais aucune n'est 
privilégiée car nous n'avons absolument aucune indication sur 
les causes", a déclaré vendredi matin le ministre français des 
Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, à France 2.  
     
    COMMISSION D'ENQUÊTE EN EGYPTE 
    Abdel Fattah al Sissi a ordonné qu'une commission d'enquête 
formée par le ministère de l'Aviation civile entame 
immédiatement des investigations sur les causes de la 
disparition de l'avion. 
    Selon des responsables américains, l'examen des images 
satellites n'a pas fourni pour le moment d'élément permettant de 
parler d'une explosion de l'A320 d'EgyptAir, à bord duquel se 
trouvaient 56 passagers, sept membres d'équipage et trois agents 
de sécurité. Parmi les passagers - dont deux bébés et un enfant 
- figuraient 30 Égyptiens, 15 Français, et des ressortissants de 
dix autres pays, a précisé EgyptAir.  
    Les Etats-Unis, ont dit ces responsables américains, 
n'excluent aucune possibilité, que ce soit une défaillance 
technique, un acte terroriste ou un acte délibéré du pilote ou 
bien d'un ou de plusieurs membres de l'équipage. 
    Cette incertitude a conduit l'aéroport international de Los 
Angeles à renforcer ses mesures de sécurité. 
     
    LES FAMILLES REÇUES SAMEDI AU QUAI D'ORSAY 
    Paris a affecté aux recherches un Falcon 50 de 
reconnaissance jusqu'alors assigné à la mission européenne de 
lutte contre le trafic illicite de migrants en Méditerranée. La 
marine française devait également envoyer un avion plus grand, 
un Atlantique 2, et un navire de patrouille. 
    La France est également prête à s'associer aux recherches 
sous-marines lorsque l'épave aura été localisée, a précisé le 
secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, sur France 
Info.  
    Conformément aux règles internationales en la matière, la 
responsabilité de l'enquête sur les causes du crash relève de 
l'Egypte mais la France y est associée, tout comme les 
Etats-Unis, pays d'origine des réacteurs de l'Airbus.  
    A Paris, le parquet a parallèlement ouvert une enquête sur 
la disparition du vol MS804.  
    Le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos, a expliqué 
jeudi que l'appareil avait viré de 90° vers la gauche, puis 
effectué une rotation complète et plongé, passant alors de 
37.000 pieds d'altitude à 15.000 (de 11.470 à 4.650 mètres), 
avant de disparaître des écrans radar grecs, sans que rien ne 
puisse expliquer dans l'immédiat ces oscillations de cap. 
    Les contrôleurs aériens grecs ont parlé au pilote alors que 
l'appareil survolait l'île de Kea, et aucun problème n'a alors 
été signalé. Ensuite, alors que le relais devait être passé peu 
après aux contrôleurs aériens égyptiens, les derniers appels des 
Grecs sont restés sans réponse.  
    A l'aéroport du Caire, des familles de victimes attendaient 
toujours vendredi des explications sur la disparition de leurs 
proches. En France, Jean-Marc Ayrault a précisé qu'il recevrait 
samedi au Quai d'Orsay les représentants de familles de 
victimes, les ambassadeurs des pays concernés et des membres des 
services participant à l'enquête. 
 
 (avec Emmanuel Jarry, Eric Faye, Marc Angrand et Jean-Philippe 
Lefief pour le service français) 
 

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