L'armée centrafricaine célèbre sa renaissance avec un lynchage

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REPORTAGE - Mercredi, 5000 soldats ont fêté en grande pompe la reformation des forces centrafricaines (Faca), en présence de la présidente Catherine Samba-Panza . À l'issue de la cérémonie, un homme suspecté d'être un rebelle Séléka a été battu à mort.

Envoyé spécial à Bangui

Ce devait être un moment d'union nationale, un signe de reconstruction de la Centrafrique après des mois d'errance et de violences. Les symboles étaient là. Sur la grande pelouse fraîchement fauchée de l'École nationale d'administration, près de cinq mille soldats de l'ancienne armée régulière, étaient alignés, formant un immense carré autour du drapeau et d'une fanfare entonnant la Renaissance, l'hymne national. Tous avaient été convoqués, brutalement ce mercredi 5 février pour reprendre du service sous peine d'être radiés des cadres. Ils ont répondu nombreux, venant souvent à pied faute d'argent, souvent de loin. Peu portent un uniforme. Aucun n'a d'arme. Mais dans le m...

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