L'armateur du cargo d'Anglet doit régler le risque de pollution

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L'ARMATEUR DU CARGO ESPAGNOL ÉCHOUÉ À ANGLET PRIÉ DE RÉGLER LA SITUATION
L'ARMATEUR DU CARGO ESPAGNOL ÉCHOUÉ À ANGLET PRIÉ DE RÉGLER LA SITUATION

BORDEAUX (Reuters) - L'armateur espagnol du cargo qui s'est échoué à Anglet (Pyrénées-Atlantiques) a été mis en demeure de présenter d'ici jeudi soir un plan contre le risque de pollution et pour le remorquage des restes du navire, a-t-on appris auprès de la préfecture maritime.

Le "Luno" s'est échoué mercredi matin sur une digue d'Anglet alors qu'il tentait d'entrer dans le port de Bayonne dans des conditions de mer très difficiles.

Ce vraquier de 100 mètres de long était à vide et venait de Bilbao (Espagne) pour charger des billettes d'acier lorsqu'il a connu une panne de moteur. Malgré la présence d'un pilote du port à bord, rien n'a pu être fait pour éviter l'accident.

Le navire s'est coupé en deux sur la digue, la proue dérivant jusque sur la plage, le reste de l'épave restant échoué au bout de la digue. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le "château" (superstructure dépassant de la coque) où s'étaient réfugiés les membres d'équipage et le pilote avant d'être hélitreuillés, s'est séparé du reste de la poupe.

Le traitement du fioul de propulsion contenu dans l'épave, le remorquage des restes du navire, et l'enquête pour déterminer les circonstances de l'accident étaient à l'ordre du jour jeudi à Anglet.

"On est dans la phase d'évaluation qui suit les deux mises en demeure envoyées à l'armateur. L'une lui demande de faire cesser le danger nautique que constitue l'épave elle-même. L'autre lui demande de faire cesser le risque de pollution", a dit à Reuters le capitaine de corvette Lionel Delort, porte-parole de la préfecture maritime.

"Il lui a été demandé de présenter un plan pour 18h00 (17h00 GMT) pour faire cesser ces risques", a-t-il ajouté.

Toujours selon la préfecture maritime, l'armateur a fait appel par l'intermédiaire de son assurance à la société néerlandaise Smit Salvage spécialisée dans la prise en charge de navires en difficulté.

L'épave contiendrait environ 80 m3 de fioul dans les cuves étanches dans la partie avant.

Selon la préfecture maritime, des experts dont ceux du Centre d'expertises pratiques de lutte antipollution (Ceppol) devaient tenter de pénétrer dans l'épave avant du bateau jeudi après-midi pour évaluer les risques de pollution d'ores et déjà limités.

Sur le plan de l'enquête, la section de recherches de la gendarmerie maritime à commencé les auditions des onze marins du cargo pour "déterminer les circonstances de l'échouage".

Claude Canellas, édité par Yves Clarisse

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